Ma vie de maman en 2026 : le rude équilibre vie pro / vie perso

Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas écrit ici que je ne sais pas par où commencer… mis à part par le fait que ça m’a énormément manqué. Attention, article perso !

J’en parle souvent sur mon compte instagram, écrire sur le blog me manque au quotidien. J’ai du mal à trouver le temps et honnêtement, ces derniers mois, mon organisation et mes priorités ont été chamboulées. Je vous parle de tout ça sans filtre dans cet article, en essayant de structurer parce que ça part un peu dans tous les sens (ceux qui me connaissent savent !)

De freelance à temps partiel à mumpreneuse à plein temps

Je crois que le plus gros changement ces derniers mois, c’est au niveau pro. Et c’est ce qui a tout impacté : notre organisation, la vie de famille, mon état de fatigue, mes peurs et angoisses, bref une grosse période pas très jojo dont je sors tout juste (enfin, je crois ?).

Les gros points positifs c’est évidemment le côté financier mais aussi ma confiance en moi. Plus j’ose, plus je franchis des étapes, plus je deviens indépendante, et aussi d’avantage « moi ». Je ne sais pas si je suis très claire mais j’ai vraiment l’impression de m’être (re)trouvée en m’autorisant à travailler à plein temps à nouveau.

Je vais être transparente : dans tout ça, j’ai eu des semaines hyper chargées, j’ai oublié plein de fois des tâches importantes, j’ai eu l’impression de ne plus rien gérer et de perdre le contrôle, de me noyer. Le cabinet diététique, les missions de rédaction, les réseaux sociaux, l’activité de conseillère Hyla, les formations… tout ça c’était beaucoup en même temps et je n’avais pas anticipé la montée en puissance du truc. Je ne vais pas me plaindre, je suis tellement fière d’avoir du travail et de plus en plus de personnes qui me font confiance, aussi bien mes patients au cabinet que mes clients Hyla. Mais à un moment donné, il a fallu regarder la vérité en face : je ne pouvais pas et je ne devais pas tout porter comme avant.

Mes journées font 24 h, comme tout le monde, et je m’attendais à pouvoir tout gérer telle une wondermaman des temps modernes. Le piège de « oh ça va, je peux le faire ».

Les vieux démons sont revenus : crises d’angoisse, obsession du contrôle, quête de la perfection, renfermement sur moi-même, dysmorphophobie et orthorexie (le comble pour une diet !). Forcément, j’avais l’impression de ne plus rien contrôler, de tout mettre en danger, de perdre la stabilité et la sécurité. Je prenais des risques, moi qui déteste ça. Mais avec le recul, il fallait en passer par là.

Alors d’une certaine façon, les semaines (mois ?) compliqués m’ont aidée à y voir plus clair, me forcent à revoir mon organisation et ma façon de faire. Et à déculpabiliser sur un point : non, maman ne peut plus (et ne VEUT plus !) être partout. Et c’est normal, personne ne peut.

Et puis, j’ai saturé, les choses ont dû changer.

À un moment donné, j’ai eu l’impression que ma vie n’était composée que de to do list, de blocs de temps qui se suivaient, de deadlines successives, d’impératifs à la chaine. Que je n’avais plus ni espace pour me poser, réfléchir, profiter. Que mon esprit était juste un brouillard de choses à faire, à penser, de priorités sans aucun tri, de « je ne vais jamais y arriver ».

J’avais gardé mon ancien fonctionnement, celui de la mère qui était sur tous les fronts, chapeautait tout, gérait non stop. Sauf que ce n’était plus possible. Je voulais continuer à tout faire, tout contrôler, tout manager, parce que sinon le contrôle m’échappait. Comme si la maison allait exploser, que les enfants allaient en souffrir, que mon couple allait forcément voler en éclats.

Spoiler : rien de tout ça n’est arrivé. Mais je l’ai cru. Et j’ai sombré dans le surmenage, la peur, la culpabilité, le besoin d’en faire toujours plus comme pour prouver. Mais prouver à qui, au juste ? 

J’avais trouvé un équilibre, mais ma vie devait évoluer.

Je voulais ouvrir un cabinet, je l’ai fait. J’ai ajouté un jour de plus à mon temps de consultations hebdomadaire, parce que l’activité s’est développée rapidement (et j’en suis tellement reconnaissante, si vous saviez la fierté !). J’ai débuté une troisième activité parce que je voulais tenter, parce que ça m’appelait, fort. Mais comme toujours, je me suis à la fois surestimée et flagellée quand je n’arrivais pas à boucler mes to do list de l’enfer à temps.

J’ai conscience que je ne suis pas la seule mère à vivre ça. Toi qui me lis, peut-être que tu t’y retrouves beaucoup. Peut-être aussi que tu me dis que je fais un foin pour rien (bienvenue chez moi, on se plaint oui, mais on agit aussi !).

Toujours est-il qu’à un moment, il a fallu lâcher du lest. Dire au revoir à certaines choses, fermer des portes, changer des choses.

Un nouvel équilibre à trouver

Soyons honnêtes : j’avais peur de perdre ma place de « supermaman », toujours présente pour les spectacles, les réunions à l’école, les sorties scolaires, les devoirs, celle sur qui on peut compter. Je devenais la maman absente, la « maman tu travailles tout le temps », « y’a que ton travail qui compte », « de toute façon tu es tout le temps occupée ». Est-ce qu’on reproche ça aux pères ? Sûrement. Mais peut-être moins fort, du moins je crois.

Je perdais le rôle que j’avais eu pendant des années. Je n’étais plus partout, et pendant un moment, c’était une organisation freestyle en roue libre. Avec pas mal de couacs (comme quand tu oublies que ta fille a un spectacle de danse le soir même, qu’elle n’a personne pour l’emmener, et que toi tu es en consultation jusque 20h). Mais si vous me connaissez, vous savez que c’est forcément très compliqué à vivre : j’aime quand tout roule, quand tout est organisé, quand rien ne dépasse. Autant dire que ça a été inconfortable, mais pour une fois, comme je disais plus haut, c’était nécessaire.

Parce que maintenant, tout roule, même si plein de choses dépassent. Même si plein de tâches ne sont pas faites à temps pour moi et par moi (mais sont faites, au final), même si j’ai dû perdre un peu de mon rôle et de ma présence à la maison, même si rien n’est parfait. Même si c’est le bordel parfois, même si je dois renoncer à des projets (qui reviendront forcément !), même si j’ai dû arrêter d’écrire régulièrement ici.

J’ai compris que le besoin de contrôle (toujours lui hein) m’empêchait de donner la place aux autres dans la famille.
J’ai compris que ma peur du conflit (sacré sujet là aussi) me bloquait pour communiquer correctement, et j’en arrivais à exploser et à dire des choses que je ne pensais pas, ou de la mauvaise façon.

Et surtout, maintenant, j’ai fait le tri dans ma vie pro. J’ai angoissé, j’angoisse encore (quelle idée d’être à son compte depuis 15 ans quand on est un peu control freak ! Mais c’est une forme de thérapie quelque part), mais surtout, je commence à respirer. À regarder en arrière et être fière du chemin parcouru : en un an, j’ai rouvert un cabinet de zéro, et maintenant j’ai entre 40 et 50 rdv par mois, répartis sur 2 jours par semaine. J’ai dit au revoir à des missions qui ne pouvaient plus rentrer dans mon activité pro, j’ai laissé partir des projets qui m’avaient animé pendant des années, pour ouvrir la porte à d’autres et retrouver un équilibre. Et ça commence à payer, tellement que je suis prête à tenter de nouveaux challenges : comme celui de monter une équipe de conseillers Hyla sur le secteur d’Aubagne/Aix/Marseille (écris-moi si ça t’intéresse !).

Je continue de donner des ateliers diététiques en plus de mon temps au cabinet, j’ai rejoint des structures pour la prise en charge de pathologies spécifiques, j’ai dépassé ma peur et ma timidité en faisant des salons, j’ai suivi des formations (et je regarde déjà les prochaines !). Et ma famille va bien, je vais bien, je me sens mieux dans tout ça.

J’avais besoin de ces changements là, j’avais besoin de retravailler à plein temps. Et je crois que j’y suis arrivée.

Je ne vais pas dire que la transition a été simple. J’ai culpabilisé, je culpabilise encore, parce que certains trucs sont ancrés, malgré mes convictions. Je tâtonne encore beaucoup pour trouver l’équilibre, en permanence (mais en fait, depuis bientôt 15 ans, c’est ce que je fais…). Ça a été compliqué à la maison, mais chacun trouve enfin un peu ses marques dans cette nouvelle organisation. Ma petite dernière va à la garderie, au centre aéré, je suis en télétravail 2 jours par semaine et je peux tout de même profiter.

Et surtout, faire partie d’une équipe

Et j’ai un mari qui assure. Un papa qui prend vraiment sa place, qui a toujours été au top, sauf que clairement, je ne lui laissais pas l’espace. Je m’en veux parce que peut-être qu’en faisant ça, je donnais l’impression de ne pas lui faire confiance, de le considérer comme un simple « parent suppléant ». Si tu me lis, je suis sincèrement désolée.

Je réalise maintenant ce qu’être une équipe veut vraiment dire. Et la chance que j’ai de t’avoir comme coéquipier. J’ai eu peur de te perdre en faisant ces changements, de t’imposer de l’inconfort, alors qu’en fait tu es mon premier soutien au quotidien. Si j’ai pu faire ça, c’est surtout grâce à toi.

Cet article est un peu brouillon, mais il résume ce qu’il s’est passé dans ma vie de maman (et ma vie tout court !) ces derniers mois. Si toi aussi tu as l’impression de ne pas être assez présente, ou au contraire de passer à côté de projets qui te font vibrer, je n’aurais qu’un conseil : vois ce qui pourrait changer. C’est facile à dire comme ça, et je sais que quelque part c’est terrifiant : mais le pire, c’est de ne rien oser.

Et même si mes filles me reprochent de beaucoup travailler, le temps qu’on passe ensemble est de qualité. Et surtout, elles me voient plus épanouie, plus heureuse, plus alignée. Prochaine étape : boucler l’organisation avec la fin de certaines missions freelance pour me dégager du temps pour mes activités pro principales. Parce que clairement, les semaines de 50-60 h, plus jamais (enfin, j’ai déjà dit qu’il ne fallait jamais dire jamais…)

Je crois que l’organisation familiale quand on travaille (ou pas d’ailleurs !), c’est un vaste sujet. Perso, je crois qu’on ne peut pas rester dans un concept un peu figé, ça évolue avec nos besoins, les enfants qui grandissent… Mais je crois qu’on n’est pas loin de tenir l’organisation qui nous convient, enfin, après plusieurs mois compliqués.

Et chez vous, ça se passe comment ? J’ai hâte de pouvoir recommencer à échanger avec vous ici ! 

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