La trouille au ventre.

peur fin de grossesse

J’ai la trouille depuis des mois. Des années surement, mais pas comme ça. Parce qu’il y a 7 mois j’apprenais qu’une nouvelle grossesse, pas prévue du tout au programme, s’était invitée dans notre vie, comme ça. Peu importe si j’aurais pu l’éviter (bien qu’aux dernières nouvelles il faille être deux pour ça…), la nouvelle était là et elle bouleversait tout.

J’ai passé 3 mois à être mal, physiquement et mentalement. J’en reparlais ce matin avec une lectrice sur instagram, ce premier trimestre aura été dur même si j’ai été au final moins malade que pour mes deux premiers enfants. Mais cette peur ne me lâchait pas.

Comment on va faire ? Est ce qu’on va y arriver ? Est ce que je vais péter un câble, moi qui suis déjà à bout de patience avec deux grands enfants ? Qu’est ce que je vais faire de toutes ces émotions ? Est ce qu’il va me quitter ? Est ce qu’on va tenir ? Est ce qu’il m’en voudra, maintenant ou plus tard ? Est ce que tout redeviendra un jour comme avant, ou presque ?

Je n’ai rien pu prévoir et je ne peux rien prévoir non plus. Une horreur pour l’angoissée du contrôle.

Je peux très bien me dire, dans les bons jours, que c’est une manière détournée de la vie pour me faire enfin lâcher prise. Que c’est un cadeau. Et bien sûr que la plupart du temps je vois cette dernière grossesse comme une chance, sinon je ne l’aurai jamais saisie. Mais tout de même, la peur est là, tapie dans l’ombre.

Est ce qu’elles vont se sentir délaissées ? Est ce que je vais réussir à être présente pour 3 enfants ? Est ce que je vais continuer à être cette maman qui perd patience et crie tout le temps (merci le confinement et la continuité pédagogique pour le mini burn out qui me fait l’effet d’un retour en arrière) ? Est ce que ça me rendra meilleure ou pire ? Est ce qu’elles vont me rejeter après la naissance de ce bébé ?

Le deuxième trimestre a mis la peur en sourdine, presque en pause.

Et puis le confinement. Et puis la peur du virus, l’angoisse qui prend aux tripes. La peur n’a plus le même objet, c’est toujours ça. Maintenant j’ai peur pour ma famille, pour mon bébé. Pour notre équilibre mental, parental, de couple entre 4 murs.

Et puis le déconfinement, la peur de la fameuse « deuxième vague ». Est ce que la peur s’en va, un jour ? Un peu, puisqu’on ressort, on respire, on retourne tout doucement à une vie moins confinée. Même si pas de place en classe, même si on reste tous entre 4 murs. Mais on sort, un peu, on essaie de trouver un équilibre entre risque et confinement.

Et puis la MAP. Les contractions qui font peur, l’imprévu d’une naissance trop tôt. La peur d’accoucher bien avant terme, la peur de la mettre en danger. Les journées au lit, à redouter la moindre contraction. Les soirées au lit, à deux pas de leur chambre, à leur demander (plus ou moins calmement) toutes les 2 minutes d’arrêter de crier, de retourner se coucher, de se calmer, de dormir « bordel, il est 23h, ça fait 2 heures que vous êtes au lit, pitié, chut »

On me demande de garder « le repos », que je ne trouve quasiment pas. Rester allongée est compliqué, mais mon corps me rappelle vite à l’ordre avec des séries de contractions anxiogènes. La journée, j’essaie de garder le lit, mais il y a les devoirs, l’isolement qui pèse (le comble pour une solitaire qui ne rêve que de ça en confinement), le papa qui doit quand même télétravailler, et puis les enfants qui te sollicitent quand même. La nuit, je me lève 3 à 4 fois (fin de grossesse oblige), je cogite, j’angoisse, je ne trouve pas le repos non plus. Parce que la peur a repris sa forme d’origine au fur et à mesure que l’échéance approche : on va bel et bien avoir un 3ème enfant, on va avoir 3 enfants, comment on va s’en sortir ? Peur de la rencontre, peur de l’accouchement, peur de la fatigue, peur du RGO, des premiers mois, du bouleversement et de l’inattendu.

La peur aux tripes, quoi.

Couplée à la peur toujours présente d’accoucher trop tôt. Il nous reste 2 semaines avant le fameux cap des 37 SA. 2 semaines à tenter de garder le lit et le repos. Je dis tenter parce que c’est un exercice périlleux chaque jour. Et parce qu’une grande partie de moi se sent coupable de « rester à rien foutre » au lit ou dans le canapé 20h sur 24. Je prends soin d’un bébé que j’aime déjà énormément mais parfois je me sens comme déconnectée. Comme si la peur m’empêchait de vivre cette grossesse, comme si l’appréhension me séparait de chaque instant. Je n’ose pas parler, ni communiquer, me plaindre ou me confier, parce que j’ai toujours peur d’être jugée, mal comprise, en situation de conflit ou de faiblesse.

Bien sûr qu’une grande partie de moi a hâte de vivre ces instants à 5 malgré tout. Bien sûr que si on a fait le choix d’accepter ce petit bouleversement de la vie, c’est parce qu’on s’en sent capables. Mais ça n’empêche pas d’être humain et d’avoir peur.
Je parle pour moi parce que je ne sais pas vraiment ce que monsieur en pense et qu’il serait bien présomptueux de penser à sa place ou celles de nos filles. Je tente de me rassurer en me disant que c’est normal d’avoir ces appréhensions. Après tout j’en ai eu aussi à chaque grossesse, particulièrement à la fin. Cette dualité entre attente et peur de l’inconnu, je ne suis forcément pas seule à la vivre…

C’est pour ça que je voulais en parler ici. Lâcher les mots que je n’arrive pas à dire tout haut sur le clavier.
Parce que derrière les jolis clichés de ventre rond, de maternité épanouie, d’enfants qui sourient, d’intérieur scandinave aux 1000 plantes vertes, il y a la vraie vie. Il y a des humains imparfaits qui ont peur du lendemain, il y a des futures mamans qui se demandent si elles y arriveront, si elles aimeront ce bébé autant que les premiers, si elles ne vont pas tout faire voler en éclat après avoir galéré à trouver un équilibre.

Depuis mon lit, couchée pour éviter une sortie anticipée à ce bébé pas du tout anticipé, j’ai plein d’interrogations, de doutes. J’ai aussi la conviction que j’aimerai ce bébé quoiqu’il arrive. Qu’on fera tous de notre mieux pour trouver un rythme et un semblant d’équilibre, à force de tâtonner. Mais je pleure quand les hormones, la fatigue et l’angoisse se font trop présentes. Quand je me sens noyée dans tout ça et un peu seule parfois. La grossesse, la maternité, la vie de parent, ce n’est pas tout à fait les jolies photos avec filtre sur instagram ou papier glacé. La vraie vie peut être terrifiante aussi, comme elle peut être magnifique et ponctuée de moments de grâce et de bonheurs simples.

Je ne sais pas du tout ce que donnera cette nouvelle vie à 5. J’en ai une peur bleue certes, mais je l’attends aussi. Avec l’espoir qu’on gardera le cap malgré tout, à force d’amour, d’apprentissages maladroits et, si j’arrive enfin à me faire violence, de communication.

11 commentaires

  1. Je prends la parole, non pour faire de la retape pour quelque religion que ce soit (je ne me fourvoie dans aucune), mais je suis devenu croyant sur le tard, et en ce qui concerne les peurs existentielles, ça aide.

    Une fois qu’on a admis que ce qui nous appartient, ce n’est pas notre futur, mais nos choix, et que les situations difficiles auxquelles nous sommes confrontés nous donnent aussi l’opportunité d’embellir nos âmes, les peurs s’estompent.

    Par exemple j’ai passé une grande partie de ma vie a avoir peur de manquer, alors qu’en faisant le bilan je me suis aperçu que ça n’était jamais vraiment arrivé. A chaque fois que j’ai failli être vraiment fauché, il s’est passé un truc pour m’amener des ressources imprévues.

    Il est clair pour moi qu’il n’entre pas dans les intentions du Bon Dieu de me confronter à cet aspect des choses. Par contre je consacre une bonne partie de mes ressources à venir en aide financièrement à des gens dans le tiers monde, au point que j’en arrive aussi à arrêter d’aider certains, parce que je me rends compte que mon support les empêche de se développer par eux mêmes.

    J’ai 65 ans et je suis diabétique, Autant dire un bon candidat pour attraper le virus. Pour ça aussi, si je fais le bilan je m’aperçois que j’aurais pu déjà mourir plus de 11 fois (il semble que j’en oublie), dont une fois par noyade vers 5 ans, une fois en tombant d’un escalier glissant la tête la première, une fois en m’endormant au volant sur une route à grande vitesse, une fois lors d’une agression dans le métro…

    Alors je suis très prudent partout où je vais. Quand je sors je porte un masque et des gants, Mais est-ce que j’ai peur? Non Jusqu’ici j’ai été sacrément protégé, et il semble que le Bon Dieu m’a donné quelques sursis allez savoir pourquoi.

    Toujours est -il que si je suis prudent, jje n’ai pas peur. De toi à moi, je pense que si je ne portais ni maque ni gants, et que de surcroît je ne respectais pas les mesures barrière, je ne serais pas plus en danger.

    Et si ça devait m’arriver d’attraper le virus, je le choperais même avec le masque et les gants. Parce que je ne me sens pas maître de mon futur. Alors à quoi bon avoir peur de tout?

    La peur est un sentiment nécessaire, dans le sens où il nous évite de nous mettre en danger. Mais tu peux la considérer comme un indicateur te permettant la prise de décisions appropriées, plutôt qu’une caractéristique dominante de ta personnalité qui vient masquer tout le reste.

    Sachant qu’avec la peur ou sans la peur, tu seras confrontée aux mêmes situations. Donc autant y aller sans.

    Mais je te vois venir, tu dois te dire: Celui là avec ses bon conseils, ce ne’est pas lui qui m’enlèvera ma peur. Son histoire, c’est plus facile à dire qu’a faire. C’est vrai. Mais une première solution pour aller vers un mieux, c’est de s’entraîner à surmonter ses peurs, en commençant par des actions positives sur des petites peurs (le genre qui ne te paralyse pas).

    Et ce que je dis n’est pas non plus là pour être la porte ouverte à faire n’importe quoi. Genre « Tiens j’en ai marre de prendre mon insuline, je vais arrêter pour voir ». Pas de ça Lisette ! avant de se lancer dans cette aventure, il faut valider que les objectits à atteindre sont A) positifs, B) atteignables, C) ils ne vont nuire à personne, D) tu as envie de les atteindre.

    Voili Voilà

    1. Merci pour ton témoignage 🙂 Je trouve cela très enrichissant d’avoir un autre point de vue la dessus et je te rejoins sur le fait que peur ou non, ce qui doit se passer se passera. Et le fait d’extérioriser sa peur déjà en écrivant cet article m’a permis de dormir cette nuit… hasard ? Je ne sais pas mais en tout cas je prends 😉
      Bonne journée à toi

  2. L’essentiel c’est d’avancer.

    En ce qui concerne l’extériorisation de ta peur, il faut faire la différence entre s’exprimer et se répandre. je m’explique : S’exprimer c’est parler dans l’intention que ce que l’on dit puisse profiter à son audience. En l’occurrence, sur ce post tu avais tout bon, parce que certaines personnes qui te lisent pouvaient s’y reconnaître, et à défaut d’avoir la solution, elles se sentiront moins seules.

    Se répandre, c’est balancer ses état d’âmes, sans que ce que l’on dise puisse profiter en quoi que ce soit à ceux qui nous lisent.

    Pour ce qui est de la gestion de tes peurs, je ne saurais trop te recommander la lecture d’un livre que tu peux trouver sur Amazon : « Un thérapeute hors du commun: Milton H. Erickson de Jay Haley, Alain Cayrol, … »

    Milton Erickson, (décédé depuis longtemps) etaitt un psychothérapeute qui a complètement revisité l’hypnose, MAIS PAS QUE, et ce livre en plus d’être très agréable à lire, et à défaut de te soigner, pourra te donner des pistes, pour te sortir de tes peurs.

    Cependant je n’irai pas te recommander d’aller te faire soigner chez un éricksonnien, car tous ceux que j’ai connus pensaient que son apport se limitait à l’hypnose, alors que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.

    Pour ce qui est des peurs paniques, Une méthode a émergé récemment et elle a bonne réputation, il s’agit de l’EMDR. Elle est utilisée pour soigner les symptômes de stress post traumatiques (et à ma connaissance uniquement pour ça, mais elle doit s’adapter à la gestion du stress). Je ne l’ai pas utilisée, je ne peux pas m’y former car ils ne forment que le personnel soignant.

    Mais si je devais souffrir de stress ou de prédisposition grave au stress (on y est tous un peu prédisposés) , soit j’essaierais de mettre ma vie au calme pour n’y être pas confronté (c’est ce que je fais avec la conséquence que moins je me confronte aux situations stressantes plus j’y suis sensible 🙂 j’ai perdu l’habitude), soit j’irais voir un bon praticien de l’EMDR pour tester cette méthode miracle 🙂

    l’intérêt de ces méthodes de thérapie brève, lorsqu’elles fonctionnent, c’est qu’elles sont rapides et efficaces, et qu’il n’est pas nécessaire de couper les cheveux en quatre, et de raconter sa vie pendant des années.

    Il y a aussi la méditation, la prière…. Tout ce qui marche marche 🙂

    Voilà. Tu sais, après tu fais ou tu ne fais pas, c’est toi qui voit.

  3. Ça me semble normal en fin de grossesse d’appréhender cette nouvelle vie avec un petit être en plus. Pas de solution miracle. J’ai 4 enfants dont 3 rapprochés. Je me dis et je me répète qu’on verra au fur et à mesure, qu’on réglera les soucis quand ils arriveront, qu’un jour ils seront autonomes, bref que ça va aller. Pour ma part, j’ai beaucoup appris d’un voyage en Asie il y a quelques années : des personnes qui gardent le sourire malgré les difficultés quotidiennes et qui partagent le peu qu’ils ont.

  4. Une fois de plus je suis étonnée de voir à quel point ces propos pourraient venir de ma bouche 🙂

    Mes jumeaux (N°3 Et 4) ont 11 mois, et même si cette 3e grossesse était désirée, l’annonce de 2 bébés a été un sacré choc. Mon mari avait déjà été difficile à convaincre pour un 3ème, alors 4?!!! Et finalement j’ai passé ma grossesse à faire du yoyo entre la panique de ne pas arriver à gérer 2 bébés et 4 enfants au total, et le bonheur pour mes grands F/G car les jujus allaient être mixtes, et ils étaient fous de joie. Au final, cette grossesse était éprouvante physiquement et mentalement mais j’en garde un bon souvenir car j’étais en mode « je vais y arriver ».

    Alors après presque 1 an, je me rends compte qu’une maman est capable de tout. Je me sentais par moments débordée, à bout de nerfs avec les grands, et finalement j’arrive à encaisser 2 bébés qui ne font pas encore leur nuit. Quand les bébés sont à la crèche le mercredi, j’ai l’impression d’être en vacances en n’ayant « que » les 2 grands, alors que je trouvais ça pénible avant. Cette année difficile m’aura permis de comprendre que depuis 7 ans avec la naissance de mon aînée, je suis de plus en plus occupée, et à chaque nouvel enfant ou projet pro, je me dis que c’est galère, et qu’avant j’avais tellement plus de temps libre – mais sans en profiter !! Donc maintenant je pars du fait que les choses ne seront jamais aussi simples que maintenant et j’avance.

    Pour ce qui est des grands, il n’y a jamais eu l’effet « rejet » des bébés ou de jalousie. L’avantage d’être 2 c’est qu’ils sont habitués à partager leurs parents, et quand les bébés les agacent, ils vont jouer ailleurs entre eux 🙂

    Le seul hic, c’est les relations souvent tendues avec mon mari qui participe beaucoup mais n’a pas la vivacité d’esprit qu’ont les mamans pour penser à tout, se faire écouter des enfants, et gérer la charge simultanée de 4 petits êtres. Je suis très exigeante, et je fonce, je ne me pose pas de question, et lui perd un peu les pédales devant la charge et ça m’agace souvent, mais je ne le changerai plus…

    Le confinement a été difficile chez nous aussi, le fait d’avoir tout le temps 4 enfants plus le CP de mon aînée, et tout cela sans bien dormir la nuit, ni se « reposer » en journée au travail, c’était parfois cauchemardesque (Bon sang, j’avais tellement envie d’être seule !!!). Et puis je n’ai pas pu tricher en voyant toujours mes parents ou ma soeur car nous prenions vraiment le confinement très au sérieux. Finalement je m’épuisais à faire des activités avec les grands, pendant que mon mari gérait les bébés, plus « faciles » (manger, dormir, promener…), et j’étais frustrée de ne pas pouvoir échanger avec lui pour être un peu soulagée des grands et profiter plus de jouer avec les bébés. Avec le recul, j’aurais pu alléger ma charge en lâchant du leste sur la TV, la cuisine, …

    Ah, et j’ai oublié de te dire, cerise sur le gâteau, j’ai eu le Corona le premier jour du confinement…. Avec énorme fatigue et douleurs atroces aux oreilles chaque fois qu’un enfant criait ou pleurait. Donc si j’ai survécu à ça, je pense que je peux survivre à tout…
    Et comme dit au début, je me reconnais très souvent dans tes propos… Donc si tu es comme moi, aucun doute, tu y arriveras. Il y aura des moments difficiles mais tu t’en sortiras car tu as des ressources insoupçonnées.

    Courage et belle fin de grossesse !

    1. Merci pour ce témoignage inspirant 🙂
      Purée oui l’annonce des jumeaux a du être un choc !
      Comme toi j’ai du mal à déléguer ou envisager que les choses peuvent être faites ou organisées autrement ^^’
      Du coup tout le monde chez vous a eu le virus ou juste toi ? Chapeau vraiment pour avoir géré tout ça et ton bel état d’esprit 😉

  5. j’ai envie de vous dire de respirer un bon coup, de faire de sophrologie et de ne pas avoir peur. Je ne suis pas dans votre tête mais j’ai vécu cela et je pense toujours pas que cette grossesse soit un grossesse surprise, vous le vouliez ce bébé, même si ce n’était pas conscient, donc elle prendra sa place naturellement dans la famille parce qu’elle était censé venir la compléter. Pas d’inquiétude, tout ira bien!

  6. Oh je crois que c’est une prur universelle, amplifiée par TA situation et par LA situation. Il y a quelques mois de cela j’ai moi-même traversé tous ces questionnements, pour un 3e bébé qui était pourtant voulu et attendu… avoir un enfant c’est forcément remettre toute sa vie en jeu, c’est un bouleversement dans tous les cas et c’est bien naturel de se poser toutes ces questions, qui mettront du temps à trouver leur réponse. Je crois que ça fait partie du cheminement de la maternité- au fil de ces questionnements on finit par créer et laisser de la place à l’enfant. Et quelques mois après, de mon côté je sais : oui parfois c’est dur… mais que c’est bon, aussi!

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