Quand je n ai plus envie d être une maman.

Ce soir, après une journée un peu dure avec les filles, j’oscille entre colère, tristesse, culpabilité et saturation. Depuis plusieurs mois maintenant je passe mes journées avec mon bébé ou mes deux enfants pendant les vacances scolaires et j’ai l’impression que parfois je n’en ai plus envie.

En fait non, j’en suis sûre, il y a vraiment des moments où je n’en ai plus envie. Où je veux ouvrir la porte et prendre mes jambes à mon cou.Où je prendrais et supplierais pour n’importe quel job pour passer du temps sans enfants, me sentir utile, entendre autre chose que des pleurs et des hurlements.

Il y a des moments comme ce soir où je me demande si je suis faite pour ça. Si je ne suis pas trop faible. Si elle est heureuse avec une mère qui hurle, pleure et crie bien trop souvent en ce moment. En bonus : la culpabilité qui vient avec, évidemment…

Quoi, tu te plains, toi qui a voulu si fort tes deux enfants, à t’acharner après tant de fausses couches, à faire un deuxième alors que tu manques déjà de patience avec la première, toi qui a la chance de rester  à la maison avec ton bébé ?

Le quotidien de maman qui travaille, qui plus est avec de gros horaires, j’ai connu. Je ne sais pas si je l’ai préféré à mon congé parental mais je ne pense pas me tromper en disant que j’étais moins fatiguée mentalement ( je dis bien mentalement, physiquement c’était sensiblement pareil )

Je me souviens que mon bébé me manquait atrocement. Je sais que j’aurais paradoxalement du mal à laisser Miniloute en garde si je reprenais une activité. J’ai aussi peur que personne ne veuille la garder avec ses crises incessantes et son besoin d’être dans les bras constamment.

Je n’écris pas ceci pour qu’on me donne des solutions. Je n’ai même pas vraiment exposé le problème, qui vient d’ailleurs majoritairement de moi. Je ne pense pas être faite pour être mère au foyer même si j’apprécie d’être avec ma fille la plupart du temps. Cette sensation d’être coupée du monde, de ne servir à rien ( j’ai bien dit sensation hein, c’est mon point de vue personnel sur ma situation en particulier), de ne pas avoir de vie à moi, de ne pas savoir m’occuper correctement de ma fille… Ça me déprime et ça m’inquiète.

Alors oui, j’en suis arrivée à la laisser hurler en espérant qu’elle se calme car moi, j’étais au bout de ma bienveillance (qui a pas mal de limites d’ailleurs) et de ma patience. Elle a continué hurler jusqu’à en tousser et presque en vomir. Ne me dites donc pas qu’il faut la laisser hurler.

J’avais juste besoin que ça sorte je crois. Il y a des jours merveilleux dans ma vie de maman à plein temps. Il y a aussi beaucoup de pétages de plombs, de crises de nerfs, de pleurs et de culpabilité.

Il y a l’espoir aussi.

Celui qu’un jour peut être elle dormira mieux, gérera mieux ses sentiments, en aura fini avec ce foutu RGO.

Et l’espoir fait vivre comme ils disent !

En attendant il y a des moments comme ce soir où je n’ai plus envie être maman. Mais au fond de moi je sais bien que je le suis et que je ne pourrais jamais l’effacer, quand bien même je le voudrais.

Alors je profite que monsieur soit un papa en or, je me couche tôt en espérant me lever le moins possible cette nuit et je me dis que ça ira mieux demain.

Que demain sera un jour où je serai une mère heureuse et satisfaite de sa vie, parce que ça m’arrive souvent aussi !

maman sature

Ce billet a été rédigé après une journée en mode « j’en ai marre » avec mes deux filles, pendant un coucher où monsieur a du prendre le relais car je craquais, parce qu’il y a aussi des moments comme ça dans la vie de maman. Evidemment, ce matin, ça va bien mieux… Une nuit complète et des câlins par milliers, ça efface tout et ça redonne la pêche !

34 commentaires

  1. Je pense que ça arrive à toute maman qui s’occupe de ses enfants à plein temps! J’ai gardé ma fille jusqu’à ses 7 mois et je n’en pouvais plus… Aujourd’hui je culpabilise car elle est un peu malade (virus qu’elle m’a d’ailleurs gentiment refilé) et à la crèche ils me répètent que ce serait bien si je la gardais à la maison 1 ou 2 jours… Mais j’y vais un peu à reculons…
    Allez, ça va passer! (et au pire, je suis sûre que quelqu’un acceptera de te garder ta fille 😉 )
    Bises
    Justine

    1. Merci 🙂 Pour te rassurer, quand je travaillais pour ma grande (j’avais repris sur un coup de tête je ne supportais pas le parental) j’étais contente quand je restais avec elle toute une journée de temps en temps 😉

  2. Bonjour 🙂
    je vous avais déjà laissé un mot il y a quelques mois (courant juin) où je devais être dans le meme état que vous aujourd’hui.
    Je suis la maman d’un schtroumpf de 17 mois. RGO jusqu’à 12 mois (environ) et avec des nuits…. ah… les nuits!
    Nous sommes partis en vacances cet ete et à l’hotel, nous avons décidé de le garder dans notre lit la nuit… et OH MIRACLE, mais il dort très bien ce petit!!!
    Il faut savoir que nous nous levions parfois, dans les pire nuits chaque 30 minutes. Autant aller en boite 😉
    Je travaille (loin et plus de 40h / semaine) et me lève donc à 6.00 le matin, alors quand je n’ai pas dormi, les journées (et nuits blanches qui s’accumulent) sont très dures.
    Alors au retour des vacances, nous n’avont pas réfléchit plus longtemps, nous le couchons sur son matelas (il dort sur un matelas, car impossible de le coucher dans son joli petit lit bébé….) et dès qu’il pleure, il vient chez nous.
    Soyons honnêtes, il est chez nous 6 nuits / 7.
    MAIS – nous dormons mieux.
    Je pense que son RGO n’est pas entierement guéri, il arrive encore des fois où il ne dort pas bien. Mais rien a voir avec les premiers mois (un enfer)
    Bref – il y aussi les couchés qui sont… comment dire… Mr. ne veut pas s’endormir seul et comme je ne veux plus le bercer 30 min (mon age et mon dos ne survivraient pas… et je souhaite qu’il ne reste pas enfant unique) nous sommes sur son matelas et attendons qu’il s’endorme. ça prend entre 30 et 60 (parfois 120) minutes. Evidemment, les hurlements sont là aussi.
    Les temps sont durs!!!
    Mais j’ai un jour lu: « c’est quand ils semblent le mériter le moins, qu’ils ont besoin de tout l’amour qu’on puisse leur donner »
    Et… chaque fois qu’il hurle, je le serre fort dans mes bras, meme s’il se débat,… c’est dur, car chez moi, il préfère son papa et bien souvent, il hurle car il veut les bras de son papa, qui n’a pas toujours le temps. Donc dur…
    Bref- quand je suis à bout (ce qui arrive au moins une fois par semaine) je me dis que chaque jour est different et que demain, lui, mon pti schtroumpf d’amour, il aura tout oublié!!! Alors moi aussi 🙂
    Je lis régulièrement vos poste et j’admire que vous preniez le temps de faire tout ce que vous faites avec vos enfants!
    J’avoue que je n’ai que très peu de temps, et meme les annivesaires sont passés à la trappe (petite fête avec papi mamie et c’est tout) et que je suis obligé de me concenter sur le minimum vital (manger et linge propre lol) alors, vous, je vous admire pour tout 🙂

    Bon courage et à une prochaine fois 🙂

    1. Merci pour ce super commentaire qui remonte le moral 🙂 Moi aussi je me dis souvent que c est justement dans ces moments là qu’il faut redoubler d’amour (on est d’accord, c’est super dur !) du coup je la serre fort (autant qu’elle m’énerve lol) et c est vrai que ça aide, elle comme moi. En tout cas bravo pour le coucher et le cododo, mais si tout le monde dort mieux comme ça vous faites le bon choix 😉 Ici on a connu des périodes très très dures avec la grande ou il fallait 2h pour l’endormir vers ses 2 ans, une horreur !

  3. Je comprends tellement ce que tu ressens car je suis dans la même situation avec deux enfants presque du même âge.
    Moi aussi j’ai ses moments de ras le bol et de je n’en peux plus même si je les aime plus que tout!
    Merci d’oser dire tout haut ce que parfois je pense tout bas. C’est tellement déculpabilisant!

    Claire de attach4kids.

  4. Je me retrouve vraiment dans ton article. Moi qui en ai parfois marre de mon quotidien de maman d’un ptit garçon de 6 mois qui ressemble fort à ta miniloute… Je reprend le travail au mois de janvier et je crois que ça va me faire du bien que j’apprécierai plus mon bébé en rentrant le soir sans avoir passer la journée a l’entendre râler !
    Plus le temps passe et plus je me demande si c’est pas ce foutu rgo qui rend nos bébés si demandeur.
    On croise les doigts pour que ça passe avec le temps
    Je te souhaite plein de courage, ce qui est rassurant c’est qu’on est pas seule à vivre ces moments de doute.

    1. Je pense aussi que ça peut être lié au RGO, j’ai beaucoup lu que ça rendait les enfants plus sensibles souvent… J’ai ressenti un grand soulagement quand j’ai repris le boulot pour ma première, je profitais vraiment des moments avec elle (même si je ne la voyais qu’une heure par jour grand maximum… parfois 30 minutes !), je me sentais plus épanouie. Je ne crois pas que je prendrai les 3 ans de parental, ou alors pas à plein temps. Je réalise qu’il me faut aussi une activité professionnelle pour me sentir complète, et je crois que mon agacement et ma frustration par rapport à mon « inactivité » ne font qu’augmenter mon stress et mon manque de patience 😉 Bonne reprise en janvier !

  5. Comme je te comprends… Comme nous sommes loin d’être les seules. Mais combien nous nous sentons seules et incomprises par le monde entier. Avec mon fils, je n’ai pas connu ces soucis de « pas dodo » de « réveils nocturnes » de « crises de rage » j’étais bien plus zen, alors que paradoxalement, j’avais beaucoup moins de patience. Moi aussi je craque, je pète un plomb, je hurle mon désespoir et mes pourquoi??? Il n’y a pas de réponse, une énorme culpabilité car certains auteurs appuis là où ça fait mal avec tellement de bienveillance que ça en ajoute une couche de crème acide. Oui les lendemains matins, après une nuit presque complète en 3 fois, on se relit et on dit : pfff suis bête, finalement c’est pas si dur. Si ça l’est, c’est très difficile, c’est usant, c’est fatiguant, c’est presque pas normal de vivre ça à notre époque. tu sais ce qui nous manque? C’est une tribu, des autres gens vraiment autour de nous, pour prendre en charge le bébé qui pleure depuis 1h quand nous on sait plus quoi faire, ceux qui viennent finir ta vaisselle que tu n’arrives plus à réaliser en 10 min sans être interrompu. Ce qui nous manque, c’est du temps pour nous, du temps pour « soi » pour s’occuper de nous-même qu’on met depuis trop longtemps en standby. Elles vont grandir, vite, et on trouvera ça « trop vite » et on pleurera sur ce qu’on a fait, sur ce qu’on a pas fait par manque de temps… C’est ainsi, on n’y peut rien, on est humaine, et 2 bras seulement pour tout faire, alors que personne n’exige qu’on fasse tout, tout le temps… Passe le relais, lâche-prise parfois, ne serait-ce qu’un peu. Courage, y aura des jours plus lumineux…

    1. Comme ton message résonne en moi ! Souvent, on me dit « et comment les femmes faisaient avant, hein ? Elle se plaignaient pas elles au moins » Bah avant, déjà, les pauvres étaient persuadées qu’elles ne devaient pas se plaindre je pense (pire que nous) et aussi, avant, on était moins seuls… Il y a quelques générations tout le monde vivait sous le même toit. Cela dit je suis bien trop fière et j’ai trop besoin de solitude pour accepter la présence d’autres 24 heures sur 24 sous mon toit XD Quand je lis des choses sur les coutumes après la naissance dans d’autres pays, où la mère doit se reposer et où tout l’entourage prend en charge le bébé, bah c’est vraiment pas bête. On culpabilise aussi parce que la société exige de nous qu’on soit des wondermamans, qu’on se dévoue sans se plaindre, qu’on cumule 2 ou 3 vies en une. Mais on est juste humaines.

  6. 😕 je suis soulagée de lire que le papa a pu Prendre le relai et heureuse de savoir que la journée suivante a été mieux 😌 Et merci pour ce texte qui peut soulager tellement de maman un jour ou l’autre.

    1. Oh oui, il est et a toujours été très présent, et heureusement car les premiers mois avec mon ainée j’ai sombré dans la depression (rester toute la journée seule avec un bébé qui hurle des heures de douleur, plus les hormones…) et je n’aurais pas pu lier une vraie relation ni me relever sans son aide. Aujourd’hui ça allait mieux effectivement, même si bébé a encore beaucoup pleuré. Merci pour ce commentaire 🙂

  7. Hello, tu n’as pas idée comme tu n’es pas seule dans ce cas. Je crois bien que l’on est une « foultitude » mais briser le silence est très difficile. Je te propose d’aller découvrir mon site, il y aura surement des posts qui te feront rire : http://www.ccommeline.com
    En tout cas bravo pour cet article ! A bientôt 😉

  8. Je te comprend tellement je suis dans la même situation où y a des jours où je sature tellement…en plus depuis septembre mon chéri est parti à bordeaux pour un nouveau taf et on arrive pas à se rejoindre à cause de ce foutu appart qui se vend pas et je suis seule heureusement mes parents peuvent me prendre ma poupoune une fois par semaine mais j’en peux plus je l’aime tellement mais je ne suis pas faite pour être mère au foyer et la culpabilité qui arrive quand je dis ça… 🙁

    1. Je ne sais pas si on est beaucoup à être faites pour ça, faut un sacré mental et limite une vocation pour ça ! C’est dur comme situation parce que tu gères les nuits aussi. Tu as bien raison de la laisser à tes parents, c’est important !

  9. Je souhaitais te laisser un ptit mot également pour te dire que non tu n’es pas seule à avoir ce genre de pensées lorsque la journée et/ou la nuit a été pénible !
    Je suis un peu comme toi, j’ai envie de reprendre le travail car ma puce a eu un an le 24 dernier et j’ai envie d’une vie sociale ! J’en ai parfois marre de parler pipi, popo, ou que la seule activité de la journée soit de la pâte à modeler.
    Pour ma grande de 4 ans, cela avait été un déchirement de devoir la laisser à 4 mois pour finir mon contrat, heureusement je n’avais qu’un mois et demi à faire et ensuite j’ai profité jusqu’à ses 13 mois.
    Pour ma deuxième choupette, elle est adorable en journée mais ne dort pas la nuit, 13 mois de nuits coupées toutes les heures ou toutes les 30 minutes quand j’ai pas de chance.
    Autant dire que je suis épuisée, le seul avantage est d’avoir perdu 15 kilos alors que j’en avais pris 9 pour ma grossesse mais la mine de papier mâchée, les cernes et être à fleur de peau sont mon lot quotidien.
    Tout cela pour te dire qu’on est des mamans qui aimons nos ptits bouts mais on est humaine et on a le droit de craquer !
    Tu n’as pas à rougir d’avoir de telles pensées certains jours, je trouve tout comme toi qu’on est pas aidée de nos jours, enfin moi perso je ne peux compter que sur moi même et c’est ce qui rend la tâche bien difficile.
    Pleins de courage à toi et contente que ça aille mieux après une bonne nuit réparatrice 😉

  10. Ton article me parle beaucoup! Même si ma situation est différente car je travaille. Mais je suis maman solo et je gère toute seule mes 2 garçons de 2 et 5 ans. Pas de relais sauf pendant les vacances par mes parents. Donc il y a des soirs et je n’en peux plus et me demande si je suis faite pour être maman. Allez je t’envoie plein de courage ❤❤❤❤

  11. Pas eu de RGO ici mais des jumelles, nées en août 2010 au lieu de novembre, grandes prématurées avec des gros soucis pour une (elles vont tout bien maintenant ) ! Comme toi, congé parental avec cette sensation de ne plus être une personne qui réfléchit, sert à quelque chose ! J’ai repris le boulot en août 2012 et ça m’a fait un bien fou ! Par cintre, depuis 3 ans, concilier vie professionnelle et vie privée, c’est loin d’être un long fleuve tranquille ! Alors merci pour ton coup de geule où j’aurais pu faire un copié-collé ! Ça fait un bien fou de savoir qu’on est pas seule ! Merci 😄 !

  12. Je crois qu’il ne faut pas culpabiliser et on ne peut pas être des wonder mamans (du moins pas tous les jours!) aujourd’hui on demande aux femmes d’être des workings girls, des supers mamans et de rester une super femme pour son mari, pas facile tous les jours!

  13. C’est bizarre mais je me reconnais tout à fait.
    J’ai la chance d’avoir 3 enfants en bonne santé, j’ai la chance de pouvoir les voir grandir, d’être à la maison mais…. Avec 3 petits en très bas âge (M avait 22 mois à la naissance de son frère et sa sœur) je suis passée par tous les états car oui c’est très difficile de rester à la maison, d’entendre pleurer, crier, hurler tres souvent, de ne faire que materner, de ne plus penser en adulte, d’être fatiguée par ce congé qui m’a été imposé (3 enfants non scolarisés impossible de trouver une nounou et je lui aurais donner mon salaire).
    Aujourd’hui c’est un peu mieux, les petits ont 17 mois (mais ils vont arrivés à la fameuse crise des 2 ans 😔), la grande est rentrée à l’école (« une de moins » dit la mere indigne) (mais elle garde un sacré caractère donc il m’arrive souvent de pêter un cable et de ne pas être comprise.

    1. 3 enfants en bas âge, ça se comprend qu’on puisse péter un câble, c’est tout à fait normal ! Bravo pour avoir géré les 3 en 24/24 perso quand la petite est née la grande est rentrée à l’école juste après et heureusement pour tout le monde… Et effectivement de l’extérieur beaucoup ne comprennent pas car pour eux nous avons la chance de rester avec nos enfants, payées à « rien faire »… Les vacances quoi 😉 Mais heureusement ce n’est pas comme ça avec tous !

  14. Je vois que votre article date et j espère que tout est bien vite rentré dans l’ordre… moi ce matin je me suis levée en me demandant comment j allais tenir la journée… je suis maman de 2 enfants de 2ans et demi et de 1 an et demi. Et j attends mon 3ème qui doit arriver fin mars. Mon 1er n’a jamais fait ses nuits… et ma 2ème commence à avoir des cauchemars… cette nuit je me suis levee presque 10 fois et ce matin je pleure… je me demande quelle folie nous a fait prendre la decision d’avoir un 3ème enfant… et pourtant il est vrai que je les aime de tout mon coeur et que je ne regrette rien! Mais parfois j’ai envie de rembobiner ma vie et de savourer une journée où il n’y avait que moi bien égoïstement. Je suis mère au foyer aussi. Merci pour cet article je me sens vraiment moins seule! Et ça me ferait plaisir de savoir que pour d’autres ça s’est arrangé. Bonne annee a vous!

    1. Bonjour,
      Tout d’abord merci pour ce commentaire, ça me fait plaisir si mon article vous a rassurée un petit peu… Félicitations pour ce 3eme bébé à venir. Vous avez le droit d’en avoir marre aussi, 2 enfant en bas âge et une grossesse c’est éprouvant ! Je comprends tellement cette envie de rembobiner juste pour une journée, ça m’arrive encore… Hier soir ma petite dernière (3 ans et demi) a hurlé dans mes bras pendant presque une heure sans s’arrêter et j’étais si démunie et épuisée que je me demandais ce que j’avais bien pu faire pour mériter ça. Et puis elle s’est endormie et j’ai réalisé que je ne pourrais plus vivre sans mes enfants, elles me manqueraient trop.
      Essayez de prendre un peu de temps SEULE, c’est salutaire. Et ne culpabilisez pas (trop, parce que je sais que pas du tout c’est impossible ^^), vous êtes une maman mais pas que ça ! Et vous ferez toujours de votre mieux pour eux.

  15. Je m’etais couchée en espérant dormir un peu, courte nuit. Et puis ma petite crie « mamaaaaaaaaaan!!!!! J’ai fait cacaaaaaaaaaaaa ». C’est aussi généralement que, tôt le matin, pendant que j’essaie d’avaler en 4 minutes ma tartine et ma tisane, qu’une de mes deux chéries me rappelle à l’ordre. Du coup, j’ai abandonné ma sieste et j’ai tapé sur Google « marre d’etre Maman à la maison ».
    Ce matin, j’ai écrit à Hachette jeunesse parce qu’il y avait une faute d’accord dans le bouquin « madame Malchance ». Suis prof de français. Enfin… j’étais…. maintenant je corrige les fautes dans les livres de mes filles. Ou je répète 241 fois dans la journée « c’est moi qui l’èèèèè dessiné, pas c’est moi qui l’a dessiné!!! » entre autres…
    J’en ai plein le dos, ça fait 5 ans que je bosse pas, pas le droit de me plaindre dans ma famille « t’as voulu des enfants? Tu les assumes, ne compte pas sur les autres » c’est ça qui est terrible, pour moi en tout cas, faire un burn out en silence.
    Le papa bosse à l’étranger, revient une paire de semaines tous les mois et demi. Quand il revient, je fuis. Lui non plus, ne comprend pas pourquoi je traine la patte. Je devrais l’accueillir avec le sourire, apparemment. Sauf que quand il revient, on ne me voit plus, je fais à manger, sers, dessers, passe le balais, fais la vaisselle. On ne m’appelle plus ni pour lire Madame Malchance, ni pour essuyer le caca, et encore moins pour faire un câlin. Ah si, on m’appelle pour me demander ce qu’on mange.
    Parfois (souvent), je me rappelle mes 20 piges, les études, le boulot, les sorties, la vie quoi… allez, heads up, ca ira mieux… pas demain, mais dans quelques années. Faut pas se leurrer non plus.

    1. Bah moi je dis, sois fière de toi ! C’est bien normal d’avoir du mal quand on fait tout seule et que personne ne semble comprendre… Tu ne bosses pas « en dehors de la maison » mais c’est un travail à part entière de tout assumer 24/24… Perso en ayant fait boulot sans enfant, enfant et boulot, enfant et congé parental, enfantS au pluriel et congé parental et enfants et auto-entrepreneur je crois que j’ai trouvé la condition « parent au foyer » (je n’aime pas ce terme mais bon) le plus épuisant physiquement, moralement, socialement.
      Mes filles sont maintenant toutes les deux scolarisées et je revis, je l’avoue. Le fait d’avoir repris une activité à mon compte m’a aidée à me sentir mieux aussi, parce que vive la valorisation de la condition maman au foyer ! Mais quand tu bosses à l’extérieur, on te demande si tu te sens pas trop coupable de ne pas voir assez tes enfants… Mais rhaaaa ! Est ce qu’on culpabilise les papas ? Non…
      Le burn out en silence, c’est tellement ça… Au final en parler sur ce blog a été une vraie thérapie, même si je pense que j’aurais du consulter (facile avec le recul hein !) Justement, on a l’impression de ne pas avoir le droit de se plaindre, mais si, on est légitime.
      Alors moi je dis, c’est normal, et franchement bravo pour assurer tous les jours. Moi aussi j’avais envie d’écrire aux éditeurs pour signaler les fautes d’orthographe ^^’
      Et puis au final, quand j’ai osé dire « j’en peux plus » je me suis rendue compte que dans mon entourage on pouvait m’aider. Mais il a fallu passer outre ma fierté pour oser dire « j’y arrive pas seule, je peux pas tout gérer, je ne suis pas une wondermaman ».
      A partir de là j’ai accepté de zapper la vaisselle ou le ménage, j’ai accepté l’imparfait (bon, en fait, je travaille tout le temps dessus et je pète régulièrement mon câble, bref)
      Comme tu dis, un jour ça ira mieux. On voit le bout du tunnel, promis. Je dis ça pour moi aussi hein :p Mais je me souviens encore de ces jours de désespoir où je me demandais bien ce qui m’avait pris de faire des enfants (surtout une deuxième qui ne dormait pas !). C’est encore un tabou de dire « je n’aime pas être maman », on te regarde de travers, on se dit « c’est pas une vraie femme » (j’imagine à peine ce qu’on dit à celles qui n’en veulent pas !)
      Non mais oh ! C’est normal, c’est humain, et justement en parler fait avancer les choses. Perso c’est à l’accueil parent/enfant une fois par semaine et à travers les commentaires du blog que je me suis rendue compte que j’étais « normale ». Et ça fait un bien fou…
      Bon courage pour la suite, et si jamais, je suis dispo par mail pour parler 😉

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