Etre parent, c’est…

… Se remettre en question constamment. Ou du moins ses méthodes d’éducation.

Je crois que je n’ai jamais autant questionné mes habitudes de maman que ces derniers temps. Même les débuts chaotiques me semblent, avec le recul, moins hasardeux.

Je veux toujours bien faire, ce n’est pas une nouveauté. Je veux ce qu’il y a de mieux pour ma fille, être la meilleure mère possible (mais attention, pas une mère parfaite, je saisis bien la nuance), et le terrible two me met réellement à l’épreuve.

Inventer des stratagèmes, garder son calme devant la énième crise de la journée, perdre patience, s’en vouloir parce que les mots ont dépassé la pensée, se demander si ce qu’on fait est utile, se rendre compte qu’on est pas assez constant, et qu’on apprend encore.

Je passe mon temps à me demander si je fais ce qu’il faut. Et puis, à force de tergiverser… Je laisse tomber cette quête de la perfection. A quoi bon ? Une bonne maman n’est pas une mère parfaite. Se remettre en question c’est certes reconnaître ses défauts et essayer de s’améliorer (ce qui fait de nous de bons parents, en fait), mais c’est usant.

Liloute va bien, grandit bien, s’affime. C’est une enfant équilibrée qui, en grandissant, cherche et teste ses limites, les nôtres au passage. Quoi de plus normal ? Je suis consciente que ma réaction a beaucoup d’importance dans ses ressentis, mais il ne faut pas veiller à « over analyser ». Je respire, je fais comme je le sens sur le moment.

Il y a bien une méthode qui conviendra, même si je sais qu’il n’y a pas de recette magique.

Aujourd’hui, je suis d’avantage fatiguée par mes propres jugements que par ceux des autres, qui ne m’affectent plus vraiment. Certes, elle me rejette parfois, pour d’avantage me réclamer quelques minutes après. Ok, elle passe parfois des journées à pleurer pour un oui ou pour un non, à enchaîner les bêtises avec un regard de défi, à manifester sa colère de façon parfois blessante pour mon cœur de mère.

Mais je me pose la question: n’est ce pas là le propre d’un enfant ? Qui plus est d’un enfant qui grandit ?

Si je voulais élever un être qui file droit, autant me prendre une plante verte (et encore, peu d’entre elles survivent chez moi!). Au fond, même si ça me donne du fil à retordre, j’aime qu’elle aie son caractère et qu’elle soit vive. Qu’elle soit différente de moi, de nous, et de l’idée qu’on se faisait d’elle avant même qu’elle ne soit née.

Le fameux lâcher prise, je n’arrête pas d’en parler sans y arriver vraiment. Et si arrêter de chercher à contrôler la moindre partie de l’éducation de Liloute en était le début ?

Etre parent c’est peut être bien les laisser grandir en leur faisant savoir qu’on est juste derrière eux en cas de besoin. C’est aussi ne pas être obsédé par l’image de sa parentalité, accepter les erreurs. Et j’avoue que ce dernier point me fait cruellement défaut.

  5 Commentaires

  1. cleophis   •  

    J’y pensais récemment au sujet des levers intempestifs de Poppy le soir. Depuis qu’elle a un grand lit, elle nous en fait voir de toutes les couleurs, à se lever 50 fois par soir et à nous faire la java jusqu’à 22h30. A l’inverse, sa cousine n’ose pas se lever la nuit et appelle ses parents pour avoir l’autorisation de mettre un pied par terre, c’est parfois problématique pour les pipis nocturnes. Qu’est-ce qui est le mieux? Une petite fille timorée qui n’ose pas entreprendre une sortie hors de son lit ou une petite fille qui n’a peur de rien et qui tente des sorties envers et contre tout? Je pense que ça se discute. ^^

  2. Cli   •  

    C’est fou cet article, c’est moi depuis quelques temps! Littlegeek nous teste sans cesse, je rivalise de stratagèmes pour arriver à lui faire les choses les plus simples, et je n’aime pas ça! Je le sens bien que je manque cruellement de constance, mais qu’est-ce que c’est usant! Alors oui je cède parfois à la facilité, au « chantage », j’abandonne aussi quelques fois…mai ma princesse n’a pas l’air si mal que ça dans sa peau!
    Bon elle a des peurs : les bruits, les choses/animaux très grands, mais sinon elle respire la vie, et ça c’est tellement bon qu’on se demande finalement si il n’y a pas que cela d’important!

    Courage avec ce terrible two : il a commencé très tôt ici, avant même les 18 mois, et à bientôt 27 mois il est encore là! Mais j’ai lu (peut-être bien chez toi d’ailleurs…je ne me rappelle plus?!) que plus les enfant sont turbulents jeunes mieux l’adolescence se passe…de quoi relativiser non? ^^

    • Blog de Mère   •     Auteur

      J’espère que tu as raison 🙂 Elle n’est pas si dure à vivre mais je redoute le moment où on décidera d’en avoir un deuxième, même si on en est pas encore là…

  3. Marion Lecarpentier   •  

    Pour nous aussi en ce moment c est un peu difficile et elle a que 12mois!! En ce moment y a que maman qui peut s occuper d elle…. Et c est un peu épuisant des que son père l approche si je suis dans le coin elle hurle….. Et par dessus l arrivée des cauchemars qu on arrive pas a gérer donc ça finit en cododo… Le top avec cette chaleur !! D ailleurs si tu as des conseils pour les cauchemars je suis preneuse!!!

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