Baby Blues avant bébé, c’est possible ?

Au fil de mes recherches sur le net, je suis tombée sur une étude qui parlait de la dépression pendant la grossesse, faisant un peu voler en éclats le mythe de la future mère épanouie. Je vous avais déjà parlé de mes angoisses de femme enceinte et de ma peur de perdre bébé , je connaissais aussi les effets dévastateurs des hormones (naturelles ou non) sur mon humeur et j’ai justement du mal à supporter de ne pas le contrôler.

Pour faire bref, l’étude en question venait du Royaume Uni où des chercheurs ont constaté que le baby blues avant bébé était plus fréquent qu’on ne le pensait. Parfois même plus fréquent que le Baby Blues tout court… Le pic de déprime prénatale étant atteint en fin de grossesse, vers la 32ème semaine.

L’article ne parlait pas des causes de cette dépression prénatale, mais on peut imaginer que le cocktail hormones + fatigue + angoisse du terme y est pour beaucoup. Et c’est encore pire pour les futures mamans ayant un terrain dépressif ou anxieux. Je crois d’ailleurs faire partie de la deuxième catégorie, avec en tête de liste cette obsession du contrôle, en particulier au niveau des émotions.

Je n’ai jamais été vraiment épanouie lors de mes grossesses, entre angoisse de la fausse couche, fatigue, nausées et vomissements, vertiges… Et ces hormones qui me rendent chèvre depuis quelques jours. Si, au début de ma grossesse, je pleurais souvent, parce que les 3 premiers mois ne sont pas roses et que c’était une période très anxiogène pour moi, le deuxième trimestre a marqué une pause et j’ai presque apprécié pleinement d’être enceinte.

Et voilà qu’à moins d’un mois du terme, je me retrouve avec des sautes d’humeur et surtout, cette envie de rien qui a débarqué d’on ne sait où… Depuis quelques matins, je me lève sans en avoir envie, rien ne me met vraiment en joie, ou presque. Heureusement, ce n’est pas tous les jours et c’est lié à la fatigue et aux mauvaises nuits enceinte. Qu’on se le dise : quand je ne dors pas comme il faut, je suis invivable ! (Pauvre monsieur)

Des sentiments mélangés que j’ai du mal à identifier, ce qui ne me rassure pas : peur de dépasser le terme, peur d’accoucher et d’avoir un nouveau bébé, hâte que tout se termine et de retrouver mon corps (un peu, pas tout de suite je le sais bien) que je ne reconnais plus… Et puis je suis convaincue d’être hyper sensible aux bouleversements hormonaux. Il n’y a qu’à voir le début de dépression apathique que j’ai fait en prenant un inducteur d’ovulation (alors que Miniloute est arrivée toute seule, comme sa soeur). Des hormones qui doivent être en folie à quelques semaines/jours de l’accouchement…

Et ce ras le bol de ne rien pouvoir faire par moi même, d’être épuisée à chaque mouvement, de devoir « délaisser » Liloute avant la séparation tant redoutée… Tout se mêle et m’inquiète encore plus : je déteste déprimer et j’ai toujours peur de basculer dans la « maladie » alors qu’il me suffit souvent de me reposer ou prendre l’air pour que tout aille mieux. Mais dans ces moments là, la grossesse me pèse (à tous les niveaux !) et je n’ai aucun mal à croire que nous serions effectivement nombreuses à éprouver un gros spleen en fin de grossesse.

Alors, ce Baby Blues avant bébé, hasard ou réalité ? Pour moi, en ce moment, il semble bien réel et me confirme ce que je savais déjà : la grossesse, très peu pour moi ! Un comble quand on sait à quel point on a attendu chacune d’entre elles…

  4 Commentaires

  1. julie ben hamouda   •  

    Bonjour, eh ben tu ne pouvais pas mieux tomber avec ton billet dis donc !

    Je ne suis qu’à 27sa et je me trouve en plein « baby blues » pré accouchement aussi. Je l’ai eu pour ma fille mais plus tard vers le 9ème mois car elle ne voulait pas arriver et j’avais hâte qu’elle se décide.
    Mais là, je me lève avec tout comme toi, l’envie de rien, je me sens épuisée avec ma fille de bientôt 3 ans et cette grossesse qui ne m’a pas épargnée.
    J’ai vomi jusqu’à 5 mois de grossesse tous les jours et là encore je dois prendre mon traitement si je ne veux pas avoir envie de vomir toute la journée.
    Maintenant voilà que c’est mon estomac qui me fait souffrir chaque nuit et je suis sujette à insomnie, je m’endors vers 2-3h pour être réveillée par ma puce à 8h30 … donc le moral flanche !

    Et pourtant tout comme toi, j’étais folle de joie à l’idée d’être enceinte, j’ai attendu 10 mois pour avoir ce + après un mois sous Clomid alors autant dire que j’étais prête et heureuse.
    Mais voilà, je n’aime pas me sentir diminuée, pas libre de mes mouvements avec un corps qui me paraît peser une tonne !

    Il me reste 3 mois et demi alors j’ai plutôt intérêt à me ressaisir, j’espère que ça va passer, il me faudrait une bonne grasse matinée et une journée pour ne penser qu’à moi mais c’est pas toujours évident.

    En tous cas merci beaucoup pour ce billet, je me sens nettement moins seule d’un coup, bonne fin de grossesse tout de même … 😉

    • Blog de Mère   •     Auteur

      Je suis désolée que tu sois dans cette situation, je sais que c’est difficile :/ J’ai toujours détesté les jours sans où je n’avais envie de rien à part rester allongée et dormir jusqu’à ce que ça passe… Nous aussi on a mis une petite année à concevoir Miniloute, j’ai pris Clomid deux mois mais vite arrêté car intolérance (grosse dépression justement ! je n’avais jamais eu ça, et voilà que ça revient, vive les hormones)
      Moi aussi je me sens moins seule, on a toujours peur d’en parler (les premiers mois de vomissements, je compatis, et là ça revient :/) parce qu’on est supposées être heureuses et rayonnantes… Mais y’a aussi la peur de l’inconnu, la fatigue, le caractère de chacun…

  2. Charlotte Janiak   •  

    Merci d’avouer tout haut que la grossesse, ce n’est pas que l’achat de la layette et le sourire aux lèvres ! Idem, je n’aime pas être enceinte mais j’aime mon bébé. Pourtant, si j’ai le malheur de me plaindre, je passe pour une (future) mère indigne.
    Vivement les naissances !!!

    • Blog de Mère   •     Auteur

      Et oui, on n’ose pas en parler parce qu’on devrait rayonner (et aussi perso, parce que je culpabilise, après avoir tant envié les femmes enceintes quand je galérais), sourire, et ne pas se plaindre… Mais c’est fatigant, long à la fin, et pas toujours rose (ou bleu)

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