Accepter de la laisser grandir… Mon dernier bébé n’en est plus un.

Aujourd’hui, Miniloute a 3 ans et 8 mois. Facebook m’a gentiment rappelé son « moisniversaire » dans les souvenirs du 3 Avril et j’ai pu relire, un peu émue, l’article point bébé à 8 mois écrit il y a 3 ans déjà.

C’est fou comme le temps passe vite, tous les parents vous le diront. Chez nous, les premiers mois ont été terriblement longs et puis les semaines se sont envolées… Et ma petite dernière a eu 1 an, 2 ans, 3 ans… 3 ans et 8 mois aujourd’hui. Définitivement plus un bébé car elle va à l’école, mais toujours un petit peu mon bébé parce que c’est mon dernier enfant.

C’est maintenant clair pour moi : je ne veux plus d’autre enfant. Même si parfois j’ai un pincement au coeur en me disant « plus jamais de petit bébé », au final je n’arrive pas à imaginer replonger dans tout ça et surtout passer de deux enfants à 3. On ne sait pas de quoi demain sera fait mais je pense ne pas trop me tromper en disant qu’on restera surement à 2 enfants, et donc qu’il n’y aura sans doute plus de petit dernier.

La petite dernière c’est donc Miniloute, et c’est un rôle qui lui va à merveille. Drôle, pétillante, charmeuse, attachante, mais aussi obstinée, indépendante, exigeante et forte tête ! Elle nous fait rire très souvent, tous les jours une nouvelle pépite et à chaque fois je me dis qu’il faudrait que je les note pour ne pas oublier. Elle suit sa soeur partout mais gare à la bagarre car celle-ci ne se laisse plus faire et a besoin de son indépendance. Malgré tout elles restent très complices, un petit binôme façon chien et chat.

Mais j’ai parfois du mal à laisser grandir ce dernier bébé. Avec ses bonnes joues, son odeur de bébé dans le cou, son besoin de câlins et d’être portée encore régulièrement, elle fait encore un peu poupon parfois. Et elle le sait !

« Je suis ton tout petit bébé moi maman »

Je pense que quelque part elle le sera toujours, comme sa soeur. Je suis d’ailleurs surement encore un peu bébé aux yeux de ma maman à 33 ans ! Ce sont des souvenirs que je choisis de chérir et non de regretter. Souvent je me sens nostalgique et je me dis que je n’ai pas assez profité. La faute au RGO, à mon manque de patience et de sommeil, à mon incompréhension face à ce BABI devenu EABI… Et pourtant, j’ai fait de mon mieux. C’est ce qu’il faut retenir. Contrairement à sa soeur qui a enchainé nounous et crèches avant de rentrer à l’école avant ses 3 ans, j’ai gardé mon dernier bébé avec moi jusqu’à la maternelle. C’était un choix, et même si ça n’a pas été facile on a fini par trouver notre rythme avec la halte garderie la dernière année.

Je ne peux donc pas dire que je n’ai pas « profité » de la période bébé. J’ai fait comme je pouvais et je pense qu’elle le sait.

Et pourquoi regarder en arrière alors que le présent est tellement captivant ? Depuis la rentrée des vacances d’hiver elle a encore fait des progrès à pas de géant : elle parle encore mieux, connait et reconnait les lettres, écrit son prénom… Tant de choses qu’un bébé ne sait pas faire, non ?

Je sais par expérience que cette période promet d’être très intéressante : sa soeur continue à nous épater chaque jour à presque 6 ans et demi. Mais pourtant, au fond de moi, il y a toujours un peu de nostalgie, de mal à tourner cette page. J’ai cru un moment que c’était le deuil de la grossesse et de la période nouveau né en général mais non : c’est la nostalgie de MES bébés, pas l’envie de nouveaux.

Mais même si elle se complait dans le rôle de petite dernière, de dernier bébé, Miniloute veut tout faire, toute seule, comme une grande. Elle a décidé de grandir à vitesse grand V et je n’ai pas d’autre choix de la suivre, de la laisser faire et de l’accompagner comme je peux…

 

Pars devant ma jolie, je te suis…

2 commentaires

  1. Je me reconnais tellement dans tes mots! Ma puce aura 3 ans et demi (le 27) et en ce moment, elle grandit et progresse sans cesse. Une collègue a annoncé sa grossesse et je trie en plus les premiers vêtements de ma fille pour les mettre sur Vinted. J’ai eu une grosse dose de nostalgie ce weekend. Un mélange de doux souvenirs et de regret car j’angoissais pour tout et tout le temps à l’époque. Chez nous, il n’y aura qu’un seul enfant et je sais que nos raisons sont bonnes. Seulement parfois, j’ai ce petit pincement. Heureusement, nos filles nous montrent à quel point notre rôle de maman est éternel. Et leurs joues de bébés ne disparaîtront jamais dans nos yeux.

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