Mon quotidien de maman freelance : être à son compte et maman en même temps.

je suis maman freelance, c'est quoi exactement ?

C’est une question qui revient souvent, que ce soit dans la vie ou sur les réseaux : tu fais quoi exactement ? Ça veut dire quoi maman freelance ?

 

J’avoue que ça en interpelle plus d’un, surtout dans mes stories instagram : maman freelance c’est un terme un peu mystérieux, pas très clair, même si ça se démocratise pas mal. Je ne suis pas toujours très claire sur ce que je fais, ce qui amène souvent des questions, qui en amènent d’autres par la suite.

 

Mais tu fais quoi toi en fait, dans la vie ?

 

Parce qu’en général, je ne m’étale pas sur le sujet, je dis que je suis « à mon compte » ou que je travaille à la maison. Sur les photos, on voit bien que je suis chez moi la plupart du temps, et à l’école, je suis toujours là, matin et soir. Alors, qu’est ce que fabrique chez moi ? Est ce que je travaille, au moins ?

Pour faire simple, je suis dans la « communication » sur internet : le web marketing. Ma spécialité, on va dire, c’est la rédaction web : ça peut être des articles de blog comme ici (je publie des articles rémunérés deux fois par mois maximum, mais la plupart de mon travail se fait ailleurs, sur d’autres sites), des pages web (je ne code pas, par contre !), des fiches produit, des réécritures de textes déjà existants…

Depuis 2 ans, je développe aussi le côté réseaux sociaux, qui est un métier complètement différent : gestion de pages/comptes/groupes facebook et de comptes instagram principalement. Cet aspect là de mon métier (responsable web marketing, qui englobe plein de choses qu’on verra plus bas) fait toujours un peu sourire : ça donne l’impression que je passe mon temps à glander sur facebook, quand en fait je programme des publications en relation avec la stratégie de communication digitale, je cherche des visuels (les crée et modifie parfois, mais je ne suis pas graphiste, merci Canva), je réponds aux messages privés, je commente des posts où mon client est mentionné etc… Et ce pour plusieurs comptes à la fois.

En gros, mon métier, c’est un métier à tiroirs, parce que responsable webmarketing c’est :

  • la personne qui analyse et /ou définit toute la stratégie web d’une entreprise,
  • la personne qui créée, gère et envoie les newsletters,
  • la personne qui gère la communication sur les réseaux sociaux,
  • la personne qui écrit les texte des articles et pages du site d’une entreprise de façon à ce qu’il soit bien référencé,
  • la personne qui suit et analyse les résultats à long terme de ces actions, pour corriger la stratégie si besoin.

(on a dit en gros, hein !)

Et à côté de ça, je suis blogueuse. Même si je fais des partenariats, si je touche des sous venant de la pub (qui payent les frais d’hébergement et de nom de domaine du blog 😉 ) ou des articles sponsorisés, c’est la partie « bonus » pour moi. Je mélange travail et loisir sur le blog mais ici, ça reste surtout mon espace.

 

Ah c’est chouette, tu es payée à être chez toi, quoi !

 

Oui et non. Déjà, je ne suis pas salariée. Je suis micro entrepreneur (auparavant auto entrepreneur, le terme a changé, mais c’est la même chose à quelques détails près), ce qui veut dire que je facture mes prestations à des clients qui ne sont pas mes patrons. Et oui, la plupart du temps je travaille chez moi. Mais ça peut aussi être dans un espace de coworking ou chez mes clients. Le côté sympa c’est que j’ai juste besoin de mon ordi et du wifi.

A côté de ça, je n’ai pas d’horaires, mon boulot me suit partout et tout le temps : le soir, le week-end, en vacances… Mais ça me convient parfaitement.

Ça demande quand même une sérieuse organisation : déjà parce que quand on est chez soi, on a plus de tentations pour procrastiner (les séries, le canapé, les sorties…) et toutes les tâches ménagères à faire sous le nez ! Perso, j’ai défini des horaires et je m’y tiens : la semaine je m’y mets le matin dès le retour de l’école jusqu’à midi, je reprends à 13h jusque 16h. Puis le soir, c’est en fonction de ce qu’il reste, ça peut finir à 19h comme beaucoup plus tard. Le week-end, c’est généralement le matin, avec mon café. Le ménage attend, sinon je ne m’en sors pas, les séries c’est pendant la pause déj ou le soir si j’ai fini mon travail du jour. Les sorties, c’est pareil. Du coup, mon bullet journal et mon grand cahier à spirales me suivent partout !

 

C’est super pratique pour garder les enfants…

 

Oui… et non ! Quand mes enfants sont là, je ne travaille pas comme quand je suis seule, ça va de soit. Alors oui, je ne les mets pas tout le temps au centre aéré, elles ne vont pas à la garderie, mais à côté de ça quand elles sont là, je m’organise en amont : je prévois de travailler plus la veille ou le soir (tard, le soir…). Est ce que tu t’imagines faire du télétravail avec tes enfants à côté ? Bah voilà, moi, c’est pareil…

Par contre oui, c’est un avantage de taille, je suis disponible pour mes enfants. Je peux passer plus de temps avec elles qu’en étant salariée. C’est parfois compliqué mais j’arrive toujours au bout de ma to do list, et elles ont aussi compris qu’il y a des moments le mercredi ou pendant les vacances où maman travaille et que j’aurais plus de temps pour elles une fois que ce sera fait. Ma petite dit même que plus tard, comme métier elle fera « de l’ordinateur » !

 

 

mon quotidien de maman freelance

 

Et tu arrives à gagner ta vie avec ça ?

 

C’est tout à fait possible. Par contre, ce n’est pas constant : tu peux gagner un smic un mois et le tiers le suivant. Je fais toujours attention à avoir un minimum « assuré » chaque mois, mais je ne suis jamais à l’abri d’un pépin : client qui me lâche, retard de paiement, l’urssaf qui s’emballe… Parce que oui, je cotise, tous les mois, et je donne environ un quart de ce que je gagne à l’état. Plus un impôt foncier sur mon entreprise, chaque année.

Tout dépend de vos tarifs, votre régularité, si vous avez beaucoup de clients, si ils sont fiables… Mais être à son compte, c’est avoir des revenus fluctuants. Je fais clairement attention à nos dépenses, mais je le faisais déjà avant. Et non, je ne suis pas dépendante de mon mari : on participe chacun à hauteur de nos revenus à la vie de famille. Il fut un temps, j’étais celle qui gagnais le plus (je le serai peut être à nouveau un jour d’ailleurs!), mais on se voit comme une équipe et non des concurrents 😉

 

Tu as fait quoi comme études ?

 

J’aimerais bien jouer la provoc et dire « aucune » ou « l’école de la vie » mais ce n’est pas vrai. J’ai d’abord appris « sur le tas » quand je faisais des piges pendant ma première grossesse. Puis j’ai ouvert ce blog et j’ai suivi des formations sur Openclassrooms en parrallèle. Puis en 2013 j’ai quitté mon emploi salarié suite à un dépôt de bilan et j’ai bénéficié d’une période de reclassement avec Pôle Emploi grâce à qui j’ai pu suivre une formation en réel pour être responsable webmarketing. J’ai continué à me former en attendant Miniloute , j’ai recommencé à temps partiel quand elle avait 1 an, puis j’ai repris à plein temps en 2016.

Il existe maintenant des cursus universitaires ou scolaires pour cette branche. Pour ma part, j’envisage une validation des acquis d’ici quelques années pour avoir le diplôme : pour l’instant c’est un secteur en pleine expansion, donc le diplôme est tout récent ! Et comme c’est un métier qui évolue énormément en fonction des nouvelles technologies, on se forme en permanence (et ça c’est chouette !)

 

En résumé, être maman freelance, c’est beaucoup d’organisation, des nuits plus courtes (mais bon, quand on est parent, on a l’habitude !), des journées de travail qui peuvent aller de 6 à 10 heures, une grande flexibilité, l’occasion de croire en soi pour faire ce qu’on aime et d’apprendre en permanence, mais aussi des revenus qui ne sont jamais fixes, du travail en amont qu’on ne voit pas toujours, des difficultés à déconnecter, et la quasi obligation de prendre son ordinateur en vacances. Et quand on bosse sur les réseaux, pas évident de prendre une pause !

 

La question la plus importante, je pense, c’est : est ce que tu aimes ce que tu fais ?

Clairement, oui. Je m’éclate, je me sens épanouie, malgré le stress financier de temps à autre, malgré la charge de travail, malgré les petits soucis. Je ne me vois plus faire autre chose, je me sens complète, à ma place, et je peux concilier travail et vie de maman.

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