Avant nous 3 – La naissance

Parce qu’il faut bien passer par là à la fin de la grossesse 😉
Etape très attendue sur la fin, c’est aussi assez angoissant, surtout la première fois (je parle de mon point de vue de primipare, donc discutable)

Il faut quand même se dire qu’on va sortir un petit être (en moyenne de 50 cm et 3.5 kg) de notre corps, et qu’on ne fait pas ça tous les jours! Surtout quand on vous dit que ça fait mal, qu’il faut OBLIGATOIREMENT une péridurale (je me suis fait limite enguirlander par ci par là quand je disais que je n’en voulais pas, ça reste un choix à respecter, merci), que ça peut être très long et épuisant (je confirme), que les suites de couches sont pas forcément marrantes… Tout un programme!

Mais à la fin de la grossesse, en général on s’en contrefout un peu, on a quand même hâte d’en finir. Du moins pour moi, dans mon état de gestation au 10ème mois (oui oui…), en fin d’été caniculaire, menacée de déclenchement.

Moi qui voulais un accouchement naturel, juste assez médicalisé pour ne pas flipper.

Moi qui ne souhaitais ni de perfusion (j’en ai une sainte horreur), ni de péridurale.

Moi qui refusais tout acte médical, tout déclenchement.

Moi qui souhaitais allaiter.

Une chose est sûre, la naissance bouleverse tous nos principes et à priori…

Plantons le décor: Je suis à J+4, j’ai des nuits agitées par du « faux travail » (et la douleur des contractions régulières, c’est pas du faux quand même hein…), excédée et épuisée, moralement comme physiquement, tout le monde accouche autour de moi (même celles prévues après! Mais respectez l’ordre, c’est l’anarchie, c’est pas juuuuuste!)
On me programme un déclenchement. Bam, comme ça, je serai hospitalisée le lundi soir, gel pour ouvrir le col, à jeun depuis quelques heures, allongée et perfusée dès le lendemain matin avec de l’ocytocine pour accélérer les contractions. Gros choc, très loin de ce que je m’imaginais, il faut faire le deuil de l’accouchement idéal, normal, qui n’était déjà pas trop rassurant.

(source:http://archives-lepost.huffingtonpost.fr) Ma hantise…

Heureusement quand j’arrive en salle d’examen, le travail semble avoir commencé, la sage femme n’est pas sure, on maintient la procédure. En chambre, ça contracte, régulièrement, de plus en plus fort… Résultat: le travail a bel et bien commencé, exit le déclenchement!
Le soulagement, mais aussi une belle frayeur: ça y est, je vais accoucher, pour de vrai!

Je recommande vraiment la maternité où j’ai accouché: on m’écoute, pas de perfusion car pas de péri, je marche avec un monito sans fil, je peux déambuler partout, j’ai un ballon, des « lianes » au plafond…
Mais pas possibilité de faire trempette dans le bassin physio, j’ai rompu la poche des eaux en tout début de travail, pas de bol.

3 h plus tard je suis à 6 cm (hmmm ragoutant hein) mais je n’en peux plus. Hypoglycémie, douleurs et fatigue se mélangent… Il est minuit et je demande (à contrecoeur) à avoir une péridurale.
Je ne regrette pas totalement ce choix, mais j’avoue qu’entre la pose très désagréable (j’en ai encore des frissons), la perf obligatoire, et le travail qui a considérablement ralenti… Je me dis souvent « si j’avais su… »
Mais soyons honnêtes, j’ai douillé quand même, et je ne suis pas sure de pouvoir tenir sans.

Bref, péri posée, travail au point mort, des heures s’écoulent et bébé est bloqué dans le col qui ne veut pas s’ouvrir car contrax anarchiques… Si on rajoute que j’ai du me mettre sur le côté pour éviter que mon bébé ne soit en detresse, on imagine bien la panique.

Je passe sur la douleur ressentie, car pas de péri côté droit, sur mon « je vais mourir » revenu en boucle (dans ma tête, je ne voulais pas faire peur au mari) plusieurs fois, les souvenirs restent flous. Je me souviens très bien du moment où on m’a dit qu’on pouvait s’installer par contre! Je me suis mise à trembler, à pleurer, de peur, de joie, de tout.
Et là c’est allé hyper vite, à ma grande surprise…

A 5h58, notre fille était posée sur moi. LE moment, on vous l’a dit, c’est celui là. Je ne suis pas tout à fait d’accord, mais mon cas est un peu compliqué: elle ne pleurait pas, on me l’a vite enlevée. J’ai appris plus tard qu’ils auraient du me faire une césarienne si le travail avait duré, car bébé a beaucoup souffert.
Vu nos antécédents, l’angoisse a vite repris le dessus…

Jusqu’à ce cri, LE cri, celui qui nous a fait pleurer comme des madeleines, là où tout a commencé (ou presque)…

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