Séquence souvenir : Les essais et le lâcher prise.

Beaucoup d’entre vous en lisant le titre ont du se demander si j’avais des envies de petit deuz 😉

Raté !

Ce n’est pas du tout de ça dont je veux vous parler, parce que j’ai quand même besoin d’évoquer les essais passés, parfois, même si on nous dit « tu verras, quand tu auras enfin ton bébé, tu auras tout oublié » (c’est une phrase magique qu’on vous sort pour l’accouchement ou les grossesses difficiles aussi!)… Et bah non je n’ai pas vraiment oublié.

Je vous avais déjà parlé des fausses couches. D’ailleurs je me rends compte que c’est la première fois que je l’écris en toutes lettres ce terme, noir sur blanc.
Passons.

Pour certains d’entre nous avoir un enfant c’est facile, c’est rapide, et cela se fait sans avoir de doute sur sa capacité à concevoir. Ou très peu.
Pour d’autres, c’est un parcours du combattant, à base de tests, d’attente, de larmes, d’espoirs, d’envie, de jalousie, de sentiment d’injustice, d’encore plus d’attente, de piqures, de tests (encore), d’examens, d’attente toujours et de personnel en blouse blanche.

Et il y a ceux du milieu.

Je ne dis pas avoir vécu un calvaire pour tomber enceinte. 15 cycles, 3 grossesses, c’est un score tout à fait honorable. Mais je me demande parfois comment j’aurais fait pour endurer plus.
Je suppose qu’on fait avec, parce qu’on ne peut pas renoncer, parce qu’au bout de cette route il y a cette chose qu’on veut le plus. La maternité, le ventre rond, l’enfant.

Quand je me rappelle ces mois à attendre, à essayer de ne pas y penser (hahaha, laissez moi rire), à ne plus en parler de peur qu’on me dise que justement, j’y pensais trop et que c’était la le problème, quand j’espérais à tort, quand je me tournais vers monsieur en lui demandant:

« Et si ça ne marchait jamais ? »

Les tests d ovulation, la prise de température (vite oubliée), les prises de sang, les visites médicales.
Le verdict : rien du tout.
De la patience, ma petite dame.

Et lâcher prise.

Ce que ça a pu m’énerver, de tout faire pour ne plus y penser (sans succès), de repousser en bloc l idée de faire un enfant, de voir tout le monde y arriver en claquant des doigts (enfin, c’était plutôt une impression)…
Que mon monde ne tourne plus qu’autour de ça.
Quel dommage, au fond… Parce que je pense que même en me concentrant moins, miss S. se serait logée.

Je n’ai jamais vraiment accepté de ne pas contrôler mon corps, la nature. J’ai juste renoncé, un temps, par fatigue.
Je ne suis pas sure qu’on puisse parler de lâcher prise.
Mais ce qui m’a aidé, c’est justement d’en parler. A quelqu’un qui ne m’a pas dit que j’y pensais trop, qui a écouté, et qui m’a fait comprendre certaines choses. De dédramatiser. Faire sauter quelques verrous, enclencher quelques rouages.

Pendant un moment repenser aux essais bébé a été douloureux.Désormais ça fait partie de ma vie, et c’est ce qui m’a permis d’avoir ma fille. Une étape.
Ca reste certe un souvenir de passages difficiles, mais avec le recul, je me dis qu’on les a traversé et qu’ils sont la preuve qu’on n’aura peut être pas le même état d’esprit, le même mélange de doute et d’anxiété, si on se décide un jour à donner un petit frère ou une petite soeur à Choupette.

L’avenir nous le dira !

Et vous, vous y croyez à l’impact du mental sur la facilité (ou non) à avoir des enfants ? Vous pensez qu’on peut arriver à être totalement détaché par rapport à tout ça ?

  9 Commentaires

  1. Tokyo   •  

    CoucouAvec mon Homme de ma vie, on tente de faire un bébé depuis quelques années et ça ne prend pas. Comme toi, j’ai fait tout plein de tests, chéri aussi et apparemment, tout va bien. Ce serait le stresse qui me bloquerait. Et je me reconnais en toi parce que franchement, les gens qui me disent ‘n’y pense pas, tu verras ça viendra tout seul quand tu n’y songeras plus’ j’ai envie de leur répondre : Merde. Non mais oh ! Forcément qu’on y pense vu qu’on veut un enfant ! Forcément que j’y pense dès que j’ai un retard de règles. Qui n’y penserait pas franchement ? Alors voilà, l’envie, la frustration, le dépit, la jalousie, je passe par une grande palette de sentiments tous les mois. Mais voilà, pour cette nouvelle année, je tente de m’apaiser. Pas de moins y penser parce que voilà, c’est comme ça, c’est là, encré en moi. Mais je me dis que cette année, ce sera la bonne ! (non mais!)Donc merci pour ce billet qui me fait déculpabiliser et qui me montre que je ne suis pas la seule à ressentir tout cela (et à détester une infinie seconde celles qui n’ont qu’à « écarter » les cuisses pour y arriver du premier coup… Dois pas les écarter correctement …. )(je précise que c’est de l’humour sarcastique hein! c’est la frustration et le dépit qui causent 🙂 )

    • Je suis contente si j’ai pu te permettre de déculpabiliser par rapport à tes réactions. Tu as le droit d’en avoir marre, et comme tu dis, « comment faire pour ne pas y penser?? » c’est juste impossible… Mais c est notre attitude qui change beaucoup, et j’aime bien cette idée de se dire « cette année sera la bonne » (pour toi hein ^^)Bon courage pour la suite et beau bébé 🙂

    • Tokyo   •  

      Merci beaucoup !! J’y crois en tout cas <3 Après tout, pourquoi les autres et pas nous !! On a douze mois devant nous pour y arriver, je pense que c’est faisable !!!

  2. Cli   •  

    C’est fou quand je te lis bien souvent j’ai l’impression que c’est de moi dont tu parles! Je me reconnais dans toute cette période où nous attendions un petit +, les doutes, les tests,…l’attente! Plus ça va et moins ça va. A priori je n’ovulais pas, mais il n’y avait aucune raison à cela. J’ai eu un traitement, ça a fonctionné du 1er coup. 2 ans qu’on attendait. Le mental donc n’était pas mon souci, a priori…à priori car 9 mois plus tard, un oubli de pilule, un mauvais calcul de cycle (je n’ai jamais été régulière en même temps…) et notre Mini s’était invitée! J’ai pu entendre que c’était parce que la « machine était lancée »…quelle horreur! On m’a aussi dit que le blocage avant était donc juste dans ma tête…comment savoir? Aujourd’hui il est vrai que ça va mieux. Je m’en veux parfois de certaines réactions de jalousie j’ai pu avoir, envier les autres, se demander pourquoi elles. Mais je suis heureuse d’avoir mes 2 princesses et chaque jour elles m’aident à regarder vers l’avenir! Et il y a tellement de personnes pour qui le parcours est encore plus dur…

    • Contente si tu peux te reconnaitre dans ce parcours, ça fait du bien de voir qu’on est pas seules…Moi non plus je ne pense pas que ça soit uniquement psychologique, je crois qu’on ne saura jamais !Il ne faut pas s’en vouloir pour les réactions de jalousie qu’on a pu avoir (facile à dire, hein?), parce que nous sommes humaines après tout et que le passé est passé.C’est top que la deuxième fois ça vous ai pris « par suprise », ça a du faire bizarre après le temps mis pour la première!Merci pour ton passage 🙂

  3. Cli   •  

    C’est sur que ça fait un peu bizarre mais c’est agréable en fait. Et ça peut donner de l’espoir à d’autres 🙂 Je te remercie pour tes articles et tes réponses, j’aime beaucoup ton blog, je suis heureuse de l’avoir découvert!

  4. Anonymous   •  

    Nous avons deux enfants et un troisième en route. Je suis tombée enceinte au deuxième ou troisième cycles à chaque fois. Nous avons beaucoup de chance.J’ai plusieurs copines qui galèrent et je trouve affreux que certaines personnes se permettent de leur dire que c’est psychologique et qu’il faut lâcher prise!!! Au secours!! C’est déjà assez difficile comme ça d’attendre, de passer par un parcours de PMA, de vivre une fausse-couche…

    • Merci pour ce commentaire 🙂 Je pense que les gens qui disent ça essaient maladroitement d’aider, toujours est il que ça reste pénible à entendre !Félicitations pour ce 3e bébé en route 🙂

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