La maman en colère qui crie tout le temps

je suis cette maman qui crie trop

C’est un article un peu personnel que je vous écris aujourd’hui. Quelque chose dont j’ai honte et qui pourtant doit être dit. Je suis cette maman en colère qui crie, hurle, perd patience trop souvent. Et je crois que je sais pourquoi…

 

C’est un article que je voulais écrire depuis des mois, sans arriver à organiser mes pensées ou oser en parler. Pour tout vous dire, il doit y avoir 3 ou 4 brouillons en attente sur le sujet, et le premier date de plusieurs années… Parce qu’en 4 ans j’ai vécu différentes expériences de maman, eu un deuxième enfant qui a encore plus bousculé les principes d’éducation que j’avais, parce que j’oscille (comme mes filles) entre période de calme et de bien être familial (si si, on en a, faut juste bien chercher) et périodes de tensions, de crises et fatalement de culpabilité.

Commençons par le début : avant d’être maman, pour moi, les choses étaient simples. Un enfant, ça doit obéir à ses parents, ceux qui crient trop font des caprices, il faut être ferme et puis c’est tout. Si un parent se retrouve en difficulté c’est qu’il « éduque » mal, que l’enfant prend « de mauvaises habitudes » et si on laisse « trop de pouvoir » à un enfant, c’est un « enfant roi » et on est un parent laxiste. Voilà le topo.

Et puis j’ai eu un enfant. Un enfant « sage », « facile à vivre », mais un enfant quand même : avec ses besoins, ses frustrations, ses émotions et une grande sensibilité. J’ai connu la Fatigue avec un grand F (parce que non, clairement, personnellement je n’avais pas connu la fatigue physique et mentale avant, mais je ne dis pas que ce n’est pas votre cas, loin de là), j’ai connu les nuits hâchées, les couchers interminables, les pleurs qui vous tapent sur le système, les emplois du temps de ministre avec cette impression de devoir tout gérer constamment. J’ai vu ressurgir des trucs que je gardais depuis longtemps, j’ai moi aussi du faire avec une nouvelle sensibilité, de nouvelles frustrations, et j’ai revu mes principes, plusieurs fois. Pour tout vous dire je les revois régulièrement…

Entre tous ces changements, ces adaptations, mon envie de faire au mieux mais aussi de comprendre mon enfant, est apparu une vieille ennemie que je connaissais bien. Une ennemie qui s’était fait plutôt calme en grandissant, mais qui attendait tranquillement sous la surface.

 

La colère.

 

Je ne sais pas si vous connaissez le livre « Grosse Colère » de Mireille d’Alancé, mais c’est l’image que je m’en fais. Un peu moins rigolote l’image, parce que dans mon cas j’ai souvent l’impression qu’une deuxième moi prend le dessus. Une moi plus énervée, en colère, un monstre de rage et de violence verbale. Vous aussi vous la connaissez ?

Evidemment que j’ai honte de cette part de moi. Petite, j’étais hyper nerveuse et ça n’a pas vraiment changé. Et le fait de le cacher, de refouler le tout, n’a rien arrangé. Parce que sous la pression, la fatigue, la peur, elle ressort dix fois plus forte, dix fois plus effrayante.

Un peu comme le monstre du livre, sur lequel j’ai l’impression de n’avoir aucun contrôle. Je deviens cette maman qui hurle, qui menace, blessante dans ses propos. Et je vois dans le regard de mes enfants qu’ils ont peur, qu’ils se figent, que la connexion ne s’établit plus entre nous. Parfois cette simple prise de conscience me fait redescendre, chasse le monstre, parfois ça aggrave la colère de voir que mon enfant s’éloigne de moi. Evidemment, cette colère n’est pas vraiment dirigée vers elles, elle l’est toujours vers moi, vers la situation, mais pas vers mes filles. Et évidemment, je m’en veux à tel point que je finis souvent par pleurer, me traiter de mauvaise mère, avoir peur pour la suite, peur de briser la relation avec mes enfants, peur de les « traumatiser ».

Et la peur c’est la copine de la colère, elle s’aident mutuellement pour nourrir le monstre.

 

livre grosse colère

 

Je vous ai déjà parlé de mon envie d’être un parent bienveillant. Le parent qui comprend, ne perd pas son calme, s’excuse, accompagne, ne punit jamais et au grand jamais ne met de fessée. Je suis toujours convaincue par cette idée, tout en sachant que ce n’est pas incompatible avec l’autorité et les limites. Si on se comprend mieux, on peut dire non et surtout c’est mieux accepté de l’autre côté. Après tout, parler résout également les conflits, parler ça sert à désamorcer des situations, même compliquées. Mais il faut accepter que l’on n’a pas de baguette magique pour un enfant parfait. Et que l’on n’est pas non plus un robot dénué d’émotions, de souvenirs, de douleurs enfouies. Ce parent bienveillant, il l’est d’abord avec lui même.

Et ça, c’est ce que j’avais (ai toujours un peu) du mal à comprendre. Tu as beau acheter des tas de livres sur le sujet, regarder des documentaires, te mettre de beaux objectifs « je ne crierai pas aujourd’hui » (tu la vois la pression? la peur, la colère… bah oui tout est lié), rien n’est possible si on ne commence pas par là. C’est pour moi l’étape la plus dure. Parce qu’aimer mes enfants, aucun souci, mais s’aimer soi-même… c’est là que ça devient compliqué.

Pourtant la plupart des bouquins qu’on achète pour être « un meilleur parent », ils abordent tous ce sujet. Et tout au début, en plus, parce que c’est la première étape. Comment accepter que son enfant n’est pas parfait ? Comment arrêter de crier ? Comment être le super parent qui arrive à tout faire et ne s’énerve jamais, se lève toujours du bon pied pour un petit déjeuner en famille au soleil avec l’ami ricoré ?

SPOILER ALERT : ce parent là n’existe pas.

Je me culpabilisais d’être en colère, je me culpabilisais d’avoir des émotions. Allez, je mens pas, c’est toujours le cas.

Du coup, est ce que je donnais le droit à mes enfants d’être en colère et d’avoir des émotions ? Bah non. Leurs crises, elles me renvoient à ma colère, à ma fatigue, à mon mal être, à mon « incapacité à être un bon parent ».

Je vous ai écrit déjà des tas d’articles sur le sujet, et tous disaient la même chose : j’aime mes enfants mais je ne m’aime pas, du coup il y a un souci. On peut le dire 36000 fois mais ça ne règle pas entièrement la chose tant qu’on n’agit pas. Et si pour certains c’est voir un psy, pour d’autres ce sera un magnétiseur, un kinésiologue, faire du sport, de la méditation.

Je n’ai pas encore trouvé ce qui me conviendrait. Mais je me dis que le départ ce serait d’accepter cette colère, de travailler dessus. Ce monstre fait partie de moi et au fond c’est peut être tout simplement un petit monstre de rien du tout en crise, en frustration, qui veut qu’on l’écoute au lieu de le taire sans arrêt. Et c’est là que s’arrête le parallèle avec le livre : fini de mettre ce monstre dans une petite boite pour qu’il se taise. On conseille à nos enfants d’avoir un « coussin de la colère », un défouloir, de crier pour évacuer les tensions. Si ça marche sur eux, ça peut marcher sur nous.

Plus important encore : en nous voyant avoir des émotions, les accepter, poser des mots dessus, les enfants feront peut-être pareil. Le « arrête les crises », « arrête de crier », « calme toi », c’est une réflexe que j’ai et c’est normal, mais ça n’aide personne avec ses émotions, ni elles, ni moi.

Au lieu d’avoir peur du monstre, il faudrait que j’apprenne à le connaitre. Et ça me fait peur. Plus encore que de voir la peur du monstre dans les yeux de mes enfants parfois. Parce que ça reviendrait à s’occuper de soi, à se poser des questions en profondeur, et pourquoi une maman s’occuperait d’elle ?

Et à l’inverse, focaliser sur le positif, sur les moments où j’arrive à comprendre mes filles, à désamorcer une crise, à trouver une astuce pour gérer les tensions et retourner au calme… La semaine dernière j’ai choisi de retenir une victoire dans ma vie de maman en colère : j’ai trouvé un rituel pour le retour au calme de Liloute. Elle dit « Stop maman, j’ai besoin d’un câlin » quand elle sent qu’elle perd pied, et ça fait redescendre la pression des deux côtés. Pour sa soeur, ça ne fonctionne pas mais je suis sure qu’on peut trouver notre façon de calmer une crise qui débute pour en parler posément après.

Pas besoin de tuer le monstre pour ça et croyez-moi, c’est un sacré pas en avant de me dire ça. Parce que pendant tout ce temps où je revoyais mes principes, je me concentrais juste sur mes enfants, leurs émotions, et l’attitude parfaite à avoir. Et moi alors ? Pourquoi je crie, pourquoi cette colère qui monte en moi, qui bout tout le temps ? Je me demandais souvent « pourquoi elle pleure », « pourquoi elle est en colère », mais je ne faisais pas cette réflexion de mon côté. Non, il fallait taire la colère, la contenir, ne pas l’exprimer. Et ça ne faisait que l’alimenter.

J’espère qu’un jour je vous écrirai pour vous dire que j’ai trouvé ma façon d’apprivoiser le monstre. Mais pour l’instant, il faut déjà que je l’accepte et que j’arrête de le réduire au silence. Et sans vouloir me jeter de fleurs, je trouve que c’est déjà une sacrée belle étape de franchie.

Vous avez été plusieurs à me parler de cette colère, cette violence interne même, en mails ou en commentaires. J’avoue que jusqu’ici j’avais honte d’en parler, mais que vos témoignages m’ont aidée. A mon tour j’aimerais modestement vous aider à mon tour en partageant mon expérience, et je serais ravie de lire vos expériences à vous en commentaires. Egoïstement j’ai écrit cet article pour « me décharger », me confier, et tout aussi égoïstement j’espère comme souvent vos commentaires rassurants pour me sentir moins seule. Merci à ceux qui auront lu, jusqu’au bout ou même un petit peu…

84 commentaires

  1. J’ai bien lu le début et j’ai survolé le reste. (Emploi du temps oblige !) J aimerai le lire plus calmement plus tard. Mais dans l’ensemble je me reconnais beaucoup. J’avais réussi à trouver un équilibre avant Junior et depuis l’année dernière et tous les repères qui ont sauté, la bienveillance est partie avec…

  2. ça ne me choque pas ce que vous dites, je dirais que vous êtes « normal » et est-ce que nous ne nous mettons pas la pression à vouloir être des « parents parfaits » ?
    Si ça peut vous aider, Isabelle Filliozat écrit beaucoup de livre sur les émotions et aussi sur ceux des enfants (notamment, « j’ai tout essayé »), ça m’a permis de comprendre, les réactions de ma fille et d’éviter certaines colères.
    Comme vous, je suis humaine et moi aussi quand je m’énerve, je passe alors la main au papa pour aller crier un bon coup dans la salle de bain et me calmer.

    1. Oui c’est exactement ça, on se met trop la pression.
      J’ai lu beaucoup de livres d’Isabelle Filliozat justement et si j’arrive à appliquer la partie « enfant » j’ai du mal à me pencher sur mes émotions à moi…

      1. Bonjour je vien de lire votre article, même si on es en 2019 j’espère que vous pourrez me répondre. Se soir j’ai encore crié , la fatigue, le sentiment de devoir tous géré seul et 23h elle ne veut toujours pas dormi ma fatigue prend le dessu. Mais je m’en veux tellement que je pleure et tremble se soir je ne sais a qui parler , je pensais que je serais une meilleure maman que sa trop déçue de moi moi-même…

        1. Je pense que c’est normal… On est des humains ça arrive de craquer 😉 Ce qui compte c’est d’en parler après, de savoir pourquoi on perd patience, et le fait de s’en rendre compte c’est déjà être un bon parent 😉

  3. bonjour, vous le savez, je vous suis depuis un bon moment déjà et vous faites parties des mamans qui m’ont donné l’envie d’écrire, et de créer mon blog… et c’est justement pour ce genre d’article que j’aime ce que vous faites et que je vais faire également de mon coté. Je vois votre article en 2 façons :
    1) la pression : Il ne faut pas se voiler la face = expression qui signifie : refuser une réalité qui déplaît. Nous, en tant que maman (mais également toutes les autres étiquettes), nous nous mettons une pression. Attention, il n’y a pas que nous, l’environnement, la société, même les gens que l’on aime et qui nous aiment, tous, font en sorte, consciemment ou inconsciemment, de nous mettre la pression…. nous acceptons plus ou moins le jeu, parce que nous voulons forcément le meilleur environnement pour nos enfants, mais à quel prix sur nous ? mentalement, physiologiquement, physiquement ? il y a la théorie et la pratique. Encore hier, je n’ai pas su gérer une crise de la part de mon fils, ce qui fait qu’il était énervé, que j’étais en colère et que rien n’a été fait pour crever l’abcès et dégonfler la situation. Je vais donc essayer d’appliquer votre méthode du câlin.
    2) ce petit bonhomme colère… parlons en ! il m’en fait voir celui-là ! je le compare à Monsieur Colère dans Vice-Versa, qui est un très beau dessin animé et fait avec des spécialistes de l’enfance. je compare vraiment mes émotions avec ceux de ce dessin animé. Et ce qui m’a fait mettre des mots sur cette colère, la comprendre et SURTOUT l’apprivoiser, c’est lorsque après un deuil, j’ai été submergée par cette colère à l’encontre d’un de mes proches dans ma famille. et je n’arrivai à rien. Je « mordais » tout le monde : mon entourage, ma famille (sauf cette personne qui était visée par ma colère évidemment), mes collègues, mes amis,… Puis ma collègue qui a fait un burn out il y a 3 ans, m’a conseillée de voir, juste sur une séance, son thérapeute. J’y suis allée, avec des à priori, des jugements (oui, j’ai un peu honte) et avec une séance par mois, pendant 5 mois, il m’a ouvert les yeux sur une situation que je n’arrivais plus à maîtriser. Cela m’a beaucoup aidé et cela m’a surtout permis d’avancer et d’à nouveau contrôler cette colère. Oui, elle fait partie de moi, comme les autres émotions, oui elle a sa place à l’intérieur de moi, mais ne prend plus le dessus et je vous assure que cela fait énormément de bien. Je ne dis pas que c’est la solution miracle, car de un, il faut tomber sur LE bon professionnel et de deux, cela a un coût, qui n’est pas remboursé. Je ne m’aime pas non plus, mais de retrouver une certaine sérénité, cela fait du bien au corps et à l’esprit…
    Désolée pour ce long pavé, mais votre article m’a vraiment touché et le fait d’échanger, nous aidera tous et toutes, j’en suis sûre ! bonne continuation !

      1. Je suis tombée par hasard sur votre article.
        Je suis à quelques prêt comme vous et cela me fait peur pour mes enfants…
        Cette colère qui m’envahit est terrible, je fais de l’hypnose pour comprendre.cela m’aide beaucoup et j’arrive à gérer mais la colère sommeil en surface(comme vous disiez)
        C’est un combat de tout les jours pour être bien avec mes enfants & en fin de journée; je fais le récapitulatif je me dis « To be or not to be ».
        Cordialement.

    1. Bonsoir, je viens de tomber sur votre blog car comme vous la colère est mon amie depuis quelques années et plus a cet instant et mon fils de 1an en pati du coup, je culpabilise et je me dis que je suis une mauvaise maman et par dessus tout j’ai peur de le traumatiser. C’est ce qui m’effraie le plus. J’allais souvent une thérapeute et j’ai dû arrêter par manque de temps. Je pense y retourner assez rapidement. En tout cas merci pour votre article, je me sens moins seule.

  4. Qu’est ce que ton texte me ressemble… J’ai tout tenté je crois aussi et finalement ce qui me réussi c’est un câlin. Luna est très douée pour ça. Et tu sais ce que j’en ai appris? C’est qu’il est pas si moche ce monstre colère. Qu’il est cette part de moi de mes émotions d’enfant qui revit grâce à mes filles. Adulte nous bridons nos émotions. Si bien que trop de colère contenue fini par éclater et nous ressemblons énormément à nos enfants dans sa gestion à ce même moment là. Bisous.

  5. Je suis comme toi, mais je ne me suis pas vraiment interrogée sur les raisons de cette colère… Je veux également trop bien faire et ai lu trop de livre sur la bienveillance. Ne sachant par par quel bout le prendre, je tente la sophrologie.. en effet, si je ne suis pas capable de bien vivre mes émotions, comment apprendre à mon fils à le faire? J’espère que ça m’aidera à prendre le recul nécessaire au moment des crises pour réagir d’une bien meilleure manière qu’aujourd’hui…

    1. Ah la sophro ça me tente aussi… En fait y’a plein de trucs qui me tentent, plein de méthodes douces (j’avais testé kinésio mais je veux faire autre chose) et je ne sais pas laquelle est faite pour moi

  6. J’ai lu en entier car tu ma parfaitement décrite aussi non tu n’es pas seule!! et merci d’avoir mi des mots sur tout ces sentiments profond..

  7. J’ai tout lu et jeune maman il est vrai que parfois je perds aussi pied et hurle des nerfs.. C’est pas top mais j’y travaille aussi.

    Si je peux vous donner un conseil j’ai été voir une psycho energicienne et ça m’a fait beaucoup de bien. Mes énergies étaient toutes chamboulées. En 45min elle m’a débloquée chose que les psys en 10 ans n’ont pas réussi. Prochain rdv je travaille sur ma colère. Elle m’aide tellement à travailler sur moi que je peux que vous conseiller d’essayer.
    Belle et douce nuit

  8. Oh my god j’aurais pu écrire la même chose (enfin pas si bien hien! 😉 ). Pas + tard que samedi dernier, et malgré mes efforts pour attendre d’être seule, je me suis effondrée en larmes devant mon mari et mes 3 pitchounes. Chacun leur tour et chacun à leur manière ils m’ont fait un énorme câlin, sans dire grand-chose finalement, mais qui veut dire tellement. Je me mets la barre haute, très haute, et j’en mets même plusieurs : celle pour mes enfants, pour ma boîte, pour mon mode de vie écolo. Mon mari est absent de la maison la moitié de la semaine pour son travail, depuis janvier. Je pensais qu’on s’y était fait. Mais non, lui parler au téléphone, ne plus « se partager » la tribu le soir et le matin, tout en continuant tout le reste … ouf! Bref je m’efforce de baisser un peu la barre de mes poussins. Heureusement, même si il est moins présent maintenant, mes enfants ont un Papa extraordinaire. Au passage je salue tous les Papas extraordinaires, parce que même si ils sont différents de nous en bien des points, même si ils s’expriment bien moins que nous, on est bien contentes de les avoir! Enfin j’espère que c’est le cas pour nombre d’entre vous, les Mamans extraordinaires. Sur ce … au lit! 😉

  9. Bonjour, Mère 😛 ,
    Je me demande d’où vient cette culpabilité couramment ressentie lorsqu’on a de la colère (et mon Dieu j’ai vécu la même chose que toi, comme bcp de parents). C’est un sentiment totalement légitime pourtant, la colère. Pour moi elle est un « voyant lumineux » à prendre en compte et me sert donc à me rappeler que je n’ai pas suffisamment pris soin de mes propres besoins.
    Ma colère a de plus en plus disparu depuis que je priorise en toute légitimité et sans culpabilité le fait de m’occuper de mes besoins. C’est très nouveau pour une maman qui a passé 20 ans à prioriser ceux des autres. Comme j’ai ce qu’il me faut, je suis plus dispo pour les autres, et c’est rare que la colère m’envahisse, depuis. Et si c’est le cas, je la dis fort mais de façon CNV et ça change tout : fini le regard effrayé des enfants, à la place je vois de la compassion, de l’empathie.
    Au plaisir d’échanger !

  10. Je complète mon message précédent car ça peut être utile à d’autres : j’ai travaillé sur ma colère de diverses manières mais ce qui a été très efficace a été d’aller oser aller à la rencontre de mon « monstre intérieur ». Il m’a fallu bcp de courage et un jour je me suis décidée : je l’ai rencontré en hypnose. Ça a donné un texte que j’ai écrit en mode métaphorique, qui fait partie d’un de mes prochains livres, voici un extrait : http://www.perles-pacifiques.fr/2017/04/17/chapitre-3-il-est-la-moha-et-toha/

  11. La colère, c’est un combat pour moi également. Moi, ça ne doit pas faire que trois ans que j’ai appris que la colère pouvait être tout à fait légitime et même une bonne émotion, alarme de quelque chose. Depuis j’apprends à l’apprivoiser mais pas toujours facile…Je crois que je crie moins fort sur mon fils mais je crie toujours 🙂 Courage, on va s’en sortir :))

  12. C’est tellement loin pour moi tout ça! J’arrive par le biais d’un partage de lien, mes enfants sont grands. Mais j’ai connu les envies de criser et les dérapages incontrolés toujours trop nombreux à notre goût.
    Plusieurs pistes:
    – tout comme nos enfants nous avons besoin d’avoir notre réservoir rempli pour supporter les frustrations. Donc il faut savoir respecter nos besoins, de choses qui nous font plaisir, de repos, de moment calme et donc accepter les compromis certains jour: repas jambon purée pour ce soir et une petite vidéo en famille à la place de l’histoire du soir qu’on aime tant mais pendant laquelle on aurait le temps de remplir le lave-vaisselle et aller se coucher plus tot…
    – la colère, la fatigue, l’énervement c’est humain, on a le droit de l’exprimer du moment ou elle n’est pas dirigée contre les autres. On peut trouver des mots pour dédramatiser mais se défouler quand même, ça aide bien.
    Et puis évidement l’autoriser aux enfants aussi mais si ça te met mal à l’aise à condition qu’il fasse ça dans leur chambre, moi ça marchait bien et puis au bout de 10 min j’allais voir si il avait besoin de moi pour se calmer avec un calin. Ils avaient tout les 2 besoins de se défouler un bon coup avant de pouvoir redescendre en pression.
    – évidement faire baisser nos curseurs de maman parfaite pour la très bonne raison que c’est quand même nettement plus facile d’être enfant d’une maman imparfaite. ça leur met à eux aussi la barre moins haute de voir qu’on peut avoir des défauts et que ce n’est pas très grave.

  13. Un complément: cette problématique de la colère est très souvent directement liée à la façon dont nos colères d’enfants étaient réprimées, il y a parfois besoin d’aller aussi écouter et accepter les colères de l’enfant que l’on était. Pas besoin d’une longue thérapie, juste se reconnecter à notre enfant intérieur. C’est une démarche qui de toute façon est extrêmement utile pour toute l’éducation bienveillante en générale pour mieux comprendre les besoins et les frustrations de nos enfants.

  14. J’ai toujours été très en colère sur tout, mais ma mère m’a appris à ne rien intérioriser. Alors maintenant, les objets volent, les torchons, les ballons du chien, les coussins… C’est comme ça que je le calme et ça m’évite d’avoir ma fille en première ligne.

    On me prend pour une mauvaise mère, quand Kalypso fait une crise et que je la laisse hurler un bon coup et qu’ensuite on en parle, mais souvent, ça nous permet aux deux d’être calmes au moment d’expliquer. (sauf quand c’est un caprice pour des bonbons, là ça passe jamais.)

    Dans tous les cas, un mère qui aime ses enfants, même si elle s’énerve, même si elle fait des erreurs (il n’y a que ceux qui ne font rien qui n’en font pas), est une bonne mère. On a toutes besoin de passer le relais, de crier un bon coup ou d’une ou deux années de sommeil.

  15. Je suis exactement cette maman…mais j’ai dcidé de me soigner car cette colère nous blessait tous beaucoup trop.
    Je vous conseille une seule chose: regardez les travaux de Normie de Saint Sernin sur la colère, c’est en train de changer ma vie.
    Belle continuation a vous.

  16. Bonjour, mère de 4 enfants (2 mois, 3, 5 et 7 ans), je me dis souvent que si j’étais filmée, je serai bien dépitée… ;P
    Voici mes ressources :

    > https://blog.scommc.fr/le-guide-des-emotions-la-colere-cette-inconnue-qui-vous-veut-du-bien/
    tout le blog est absolument fabuleux !!!

    > https://www.coolparentsmakehappykids.com/
    elle fait même une formation SOS colère, que je suis en train de suivre ; j’adore !

    > https://www.mykidishappy.com/qui-suis-je-tarisayi-de-cugnac/
    la mère que j’aimerais être !

    > https://www.carolineburel.com/
    Je suis en train de tester l’EFT : pouvoir utiliser une technique de psychologie énergétique seule, sur soit et sur les enfants, sans risque, c’est top !

    > https://www.youtube.com/watch?v=VA_lzL4m0-c
    la méthode Tipi : testée et approuvée, par moi et mon aînée ! 🙂

    > quelques livres et outils de notre « boite rouge » (quand on pète un câble, on va trouver des ressources, parents et enfants) :
    http://www.emoticartes.com/
    On les complète par d’autres cartes et des livres, avec plus d’émotions

    http://www.fcppf.be/portfolio/items/lexpression-des-besoins/ et https://lautrementdit.net/page/la-roue-des-emotions
    parce qu’une émotion traduit un besoin, mais que c’est difficile d’y voir clair, aussi bien en soit que chez l’autre !

    http://conscience-quantique.com/extrait-emotions-enquete-mode-demploi-tome-2-a-source-emotions-besoins/ et https://www.youtube.com/watch?v=nwwv6PSwMCc
    formidables à partager avec les enfants ! On a beaucoup, beaucoup de livres sur les émotions (dont Grosse colère, bien sûr !)

    Il y en a beaucoup d’autres – qu’est-ce qu’on ferait sans internet !!! Nous avons tellement de chance d’avoir autant d’outils à disposition, et de pouvoir partager…

    1. Holala, merci pour toutes ces ressources ! Je suis touchée de voir qu’on est tellement à être passées ou à passer par là et par toute cette entraide dont vous faites preuve en commentaires <3

      1. Moi je me suis énervé contre mes enfants et je me sens toujours seul et mal avec sa et j’ai crier dessus et je m en veux et mon fils a dit oui je veux une nouvelle maman qui joue avec moi et ne me cris pas dessus tout le temps moi je l’aime et sa me fait mal au cœur et je me sens seul dans ma vie j en peut plus de se sentir mal

        1. Peut-être qu’il faudrait chercher de l’aide, en parler, si cette situation vous pèse trop. Ce n’est pas évident de rester serein et de ne pas crier… Plus d’un an après cet article je crie toujours, mais ça va un peu mieux…

  17. Ohlala je me reconnais tellement… quand je crise je reçois ma mère , je n’ai pas toujours bien vécu ses colères et pourtant je mai reproduit à l’ identique….

  18. coucou ma belle, j’aurais vraiment pu écrire la même chose mot pour mot… d’ailleurs j’ai un billet un peu comme ça qui me trotte depuis certains temps et là je suis en plein dedans ! En fait je les laissé être en colère et je me laisse être en colère, mais là où je m’en veux tellement c’est quand je leur crie dessus car j’ai peur qu’e ne retiennent que ça de leur enfance 🙁

    1. Merci pour ton commentaire, je constate qu’on est beaucoup ! Je me sentais seule et « anormale » et franchement ça rassure de voir que je suis juste humaine ! Je me mets la même pression que toi, peur de les traumatiser mais au fond je sais qu’elles retiennent le plus important : l’amour de leur maman. Et le dialogue 🙂 Bisous ma belle

  19. Merci de dire la vérité et d exprimer ce que vous vivez ! En lisant votre article juste après que le 😡 soit passez et😢. Merci de redire qu il faut trouver. »une solution » pour accepter et « guérir » ces émotions qui viennent de nous de notre « enfant interieur », c’est ce que je pense. Encore merci pour cette article.

  20. Bonjour, je me reconnais tellement dans cet article. Tout allait plutôt bien jusqu’à la naissance de notre bb2, et au colère de notre aîné. Là, ma colère a refait surface, et je me fais peur parfois, ça bouillonne tellement à l’intérieur. Je ne sais pas quoi en faire, comment l’exprimer sainement. Il exprime son mal être, ce que je n’ai jamais fait petite. Je pense moi aussi à travailler là dessus, peut être par l’hypnose.
    Merci pour ce partage, on se sent moins seul.

  21. Vous pourriez vous faire aider par un thérapeute qui vous permettra de comprendre d’ou viens cette colère que vous n’arrivez pas à contrôler et aussi gérer vos émotions. Je connais une nouvelle méthode créée par Luc Geiger qui donne de bons résultats: NERTI ( Nettoyage Emotionnelle Rapide des Traumatismes Inconscients) je vous propose de vous orienter vers un thérapeute qui pratique cette méthode. Merci de me tenir au courant si j’ai pu vous aider.

  22. Un grand merci pour ce partage. Merci, merci, merci. C’est vrai que quand on cherche à être une maman « bienveillante » c’est d’autant plus culpabilisant, car c’est un sujet assez tabou, et ça nous fait bosser !! Maman de 3 enfants, j’aurais quasiment pu écrire le même billet (sauf que ma colère date bien d’avant mes enfants, et malheureusement je ne les épargne pas…!) Je serai curieuse de voir quelle approche/ressource te permet d’avancer là-dessus. Pour moi j’ai pensé aux constellations familiales ou la psychogénéalogie ou une aproche psycho-corporelle mais, avec mon 3e bébé encore tout petit, je ne l’ai pas encore fait. J’avais écrit un article sur ma colère un jour (après un jour de fin de vacances d’été, enceinte de 6 mois, seule avec mes 2 petits… tu vois le tableau…) que je me permets de te partager là… http://www.terredepotentiels.fr/parentalite-famille/bad-day-really-ou-comment-sortir-grandie-dune-journee-conflictuelle/ Au plaisir de continuer à lire ton blog que je viens de découvrir, du coup 😉

  23. La culpabilité c est ca m’a vie …des fois je crois que je suis en colère mais ce st pas vraiment leur faute …je suis triste…

  24. C’est terrible pour moi cette culpabilité. Je torrorise mon enfant avec mes crises de colère, je dirais plutôt de violence, de rage. Je suis tellement impressionnant je vois la terreur dans ses yeux et ça m’ennerve encore plus, car c est contre moi que j’enrage en fait. J’ai ces crises depuis mon divorce et l’incendie dans mon immeuble. Ça s manifeste dès que je perds quelque chose ou que ma fille perd quelques choses. Résultat elle est terrorisée à l’idee de perdre ses affaires, devient angoissée et parfois se rend malade avant de me dire qu’elle a perdu un truc. Vous ne pouvez pas savoir comme je m’en veux. Après je lui explique ce qui me traverse et je lui raconte à quel point je m’en veux d’etre une mère pas à la hauteur. Je me dis que j’en suis vraiment une nullité et que je traumatise mon enfant. Qu’un jour elle m’en voudra peut être et ne voudra plus vivre avec moi. Qu’elle racontera tout à son père et que je pourrais perdre sa garde. Je me fais tout un monde de ses crises alors que je vois bien qu’elle ne sont pas représentative de toutes les autres choses positives que je partage et et j’apporte à ma fille. Mais je n’y peut rien, je n’assume pas cette part de moi qui me fait honte. Qui me fait peur.

    1. Merci pour votre commentaire. On ressent votre peine rien qu’en lisant 🙁 Et déjà bravo pour gérer tout ce que vous avez à gérer, c’est loin d’être évident et vous avez l’air de vouloir le mieux pour votre enfant. Si j’avais un conseil à donner c’est déjà de prendre soin de vous et de penser à vous pour pouvoir prendre soin des autres ensuite 😉 Pas toujours évident mais je pense que c’est essentiel.
      Je vous souhaite du courage pour la suite, déjà prendre conscience de se qu’il faut changer c’est un pas énorme !

  25. Aujourd’hui j’ai atteint ce que j’aurais tendance à nommer « le point de non retour » : j’ai toujours dit que le jour où mon mari lève la main sur moi je ne cherche pas à comprendre je pars… et pourtant moi j’ai poussé mon fils de 4 ans en hurlant cet après midi ce qui va à l’encontre totale de nos principes. Juste après ce geste mon mari à pris le relai et a essayé de me calmer – j’étais en larmes par terre – j’ai mis plus d’une heure à me remettre. Mon fils m’a dit « je suis désolée Maman » et moi à part répéter « non c’est moi je ne savais pas quoi dire d’autre « . Ses câlins et ses.mots doux m’ont fait du bien … mais ce n est pas à un enfant de faire ça!!! Je me sentais monstrueuse , je fais tout pour ne pas crier être la quand mes 2 ptis chéris ont besoin de moi gérer la maison le boulot mon mari mais là je sature !! Depuis 1 semaine je répète à mon mari que je n’en peux plus que je suis à bout… et ce geste aujourd’hui m’a bouleversée.
    En lisant votre article je me suis sentie un peu moins seule… néanmoins je cherche à comprendre pourquoi cette fureur s’est déchaînée aujourd’hui. J’ai lu les différentes techniques proposées j’espère trouver la solution qui nous sera adaptée à mon fils et moi. En tout cas merci de mettre des mots sur des sentiments si effrayants. Belle vie de maman à toutes !!

    1. Merci pour ce commentaire… On se sent moins seule. Quand on craque, c’est souvent difficile de ne pas culpabiliser mais si on culpabilise c’est que justement on est un bon parent ! Du moins c’est comme ça que je le vois. Justement vous étiez à bout depuis une semaine, ça n’a pas aidé et la colère, la fatigue, la frustration… tout ça ressort forcément.
      Si vous trouvez plus d’infos sur le sujet et quelques pistes de réflexion, je prends 🙂

  26. Parce que ce soir je culpabilise de cette colère , je suis tombée sur ce texte, que j’aurai pu écrire comme tant d’autres maman…

    Ce soir mes filles de 3 et bientôt 7 ans veulent dormir ensemble dans la meme chambre. Mon homme leur dit qu’il ne veut pas entendre un bruit, moi plus « laxiste » je sais que c’est aussi ça le fun de dormir dans la meme chambre que sa soeur ou copine.. alors on chuchote! Mon homme est finalement d’accord.. Mais 15 min passent et faut tt de même dormir.. demain on se lève tous ! papa monte calmer. Mais pourtant je monte également 5min après.. et encore 5 min mis je m’enflemme tte seule je crois… ça ne méritais pas de s’énerver comme ca! Mais a marché… plus un bruit!… pourtant je culpabilise. J’ai l’impression de m’énerver trop vite et surtout n’importe comment!
    On aurait du etre plus clair dans le règles.. jaurai du respirer.. Je sais pas. C’est comme ca. Mais une semaine de vacances passeed avec elle seule.. j ai l’impression de retenir que le fait de leur avoir crie dessus…

    Ce partage est rassurant .. merci! 😊 Cette culpabilité de crier inexpliquée, cette solitude, cette detresse du comment faire autrement.. Cette peur d’être une « mauvaise mère ».

    A ça, ajouter l’incompréhension de l’entourage, un homme qui ne veut pas entendre cette détresse, ne sait pas comment m’aider..

    Et autre personne malveillante.. qui pense m’apprendre que ce n’est pas bien de crier! Heu la pour le coup j’ai bloqué, pleuré ; car oui je cris quand je n’arrive plus à être entendue, quand je perds patience, quand je suis frustrée, quand j’ai besoin de temps pour moi.. mais je n’aime pas ça!!!
    Bref merci d’avoir osé cet article on se sent moins seule. Je le garde ss la main pour les conseils dans les com aussi. 😉

    1. Merci pour ce commentaire… Moi aussi je me sens moins seule en lisant tous vos témoignages 🙂
      Au final, on fait tous ce qu’on peut même si on voudrait faire mieux… Et le fait de vouloir faire mieux et de se remettre tout le temps en question prouve qu’au final on n’est pas de si mauvais parents que ça 😉

  27. Bonjour,
    Je suis assez contente d'(enfin) lire un article comme celui-ci, car je me reconnais complètement dans ce que vous dites. A tel point que j’en venais à me demander si je ne suis pas carrément folle. Et à me sentir très seule, car quand je parles avec d’autres Mamans, je n’ai pas l’impression qu’elles crient autant ou qu’elles souffrent de la même colère.
    Je suis capable de rentrer dans des colères vraiment noires, et à perdre pied face aux crises de ma fille. Dans ces moments là on se sent très seule, et je ne trouve pas de soutien auprès de mon mari, car je pense que je lui fais « peur » même à lui et qu’il ne comprend pas mes réactions.
    Comme vous le dites, je pense que je n’accepte pas la colère ni les crises de ma fille (de 3 ans), car je suis en plein de désarroi face à ma propre colère. Il est difficile de travailler dessus et d’en trouver la raison.
    Votre article m’a fait beaucoup de bien et m’a rassurée

  28. Je me sens pareil, je culbabilise, je suis en colère avec moi même, je me sens dépassée….je me dis que les enfants seront des monstres avec leurs enfants comme moi je le suis avec eux ….comment je suis arrivée la!

  29. Bonjour

    Effectivement ton témoignages me parle énormément.
    Je me suis reconnue, j’ai deux filles aussi (7 ans et bientôt 4 ans) sur qui en ce moment je crie énormément et très honnêtement pas toujours justifié.
    La petite est parfois dure mais lui hurler dessus ne sert à rien si ce n’est la traumatiser je le vois dans ses yeux et dans ceux de sa grande soeur qui parfois aimerait que tout aille mieux et que ça sœur ne déclenche pas cette colère …
    Moi aussi je sens que j’ai un monstre en moi qui demande qu’à sortir … je pense aussi parfois que je suis folle et qu’il faut que je me fasse soigner, mon mari me le dit et pas plus tard qu’hier en voiture alors qu’une chamaillerie se passait à l’arrière entre les deux filles.
    Je culpabilise bcp et j’aimerai tellement me calmer, être zen revoir mes exigences à la baisse et juste profiter d’elles, les accompagner dans la vie avec de la bienveillance

    Merci pour ce témoignage qui nous rassemble et qq part nous « déculpabilise » d’être des mamans « imparfaites » mais plus qu’aimante et dans le souci de bien faire avec nos enfants …

    Je suis aussi à l’écoute si vous avez des conseils pour nous aider à dompter ce « mal être » de maman

    Lau

  30. Je me reconnais totalement dans votre témoignage !! Ma culpabilité m’a amenée ici et jai lu votre billet avec bcp d’émotion. Un seul MERCI d’avoir eu le courage d’écrire ceci. Merci mille fois!

  31. Merci 1000 fois d’avoir mis des mots dessus. Perte de contrôle, culpabilité, puis honte d’avoir mal agis et a la fin on se déteste.

  32. Incroyable….en lisant ton texte J’avais l’impression que c’était moi.. ! La colère, l’envie de vouloir être un parent bien veillant qui accepte les émotions de ces enfants , qui a envie de pas crier car ça sert à rien juste à nous défouler comme pour les fessés.. on leur dit ne tape pas et qd ils nous épuisent la fessée nous démange.. alors je me défoule sur un coussin .. ce qui les effraie… C’est dingue comme on peut monter en pression … Aujourd’hui colère et tristesse pour moi, depuis qlq jours je n’arrive pas à me faire écouter le soir, j’ai envie d’un moment câlin ,calme avec eux avant qu’ils ne partent au lit..au lieu de sa ils font les fous , crient et j’ai beau parler Gentiment avec un s’il vous plaît au bout de la 3 ou 4 fois je me met à crier cela m’attriste bcp , car ils partent au lit avec une maman fâché et en colère contre leur chahu alors que je souhaite qu’un moment de 5 mins de calme pour parler de la journée et de calinou… Ils ont 6 ans ( jumeaux) …

    1. C’est tellement rassurant de lire ça… Je crois qu’on est humains tout simplement et qu’au fond ils savent qu’on fait de notre mieux. Perso, j’ai l’impression que c’est toute la pression que je me mets qui est derrière tout ça. Il faudrait que je puisse accepter mes émotions et ma colère pour être plus sereine.

  33. Je me retrouve tellement dans votre article… Nous avions réussi à retrouvé un certain équilibre après bb1 avec mon mari mais depuis bb2, c’est vraiment compliqué. J’ai l’impression de n’être que colère et de transmettre ça à mes enfants. Quand je les vois se crier après ou se taper, je me dis que j’ai raté qqchose… Qu’il reproduisent ce qu’ils voient. En plus, j’en ai un pour qui les crises arrivent à se désamorcer facilement mais le deuxième (l’aîné 6ans) est complètement hermétique à ça (ce qui paradoxalement me fait perdre encore plus pied puisque je n’ai aucune prise sur lui !). Bref, tout ça pour dire que je me dit souvent que c’est ça la vie de maman mais qu’elle n’est pas du tout comme je l’imaginais… En tout cas je ne m’épanouie pas dans cette vie là et je m’en veux profondément de ça…bienveillance où es tu ?

    1. C’est tellement rassurant de lire qu’on n’est pas seuls… J’ai encore pas mal de moments où je me sens en colère pour tout et c’est souvent en lien avec mon état de stress, le fait de ne pas prendre de temps pour soi, ou de se sentir mal à la base. En tout cas c’est comme ça que ça marche chez moi : je dois d’abord prendre soin de moi sinon je ne suis pas capable d’être bienveillante avec autrui.

      1. Bonjour je me retrouve beaucoup dans les textes je n’arrive pas à profiter de mes enfants quand je suis avec eux c’est sans arrêt de colère des crises la colère ne montrait souvent et de plus en plus j’ai beaucoup moins de patience je les ai eu pendant trois semaines pendant les vacances on a crié tous les jours malgré tout je les sors je fais des activités avec eux je leur achète beaucoup de choses mais la colère est là les disputes sont là les crises sont là et là du coup ils sont partis avec le papa et du coup je me sens seul vide je ne fais rien bien sûr je travaille quand je rentre ce n’est courage de rien Je suis enfermé dans ce système je ne suis ni heureuse quand ils sont là ni heureuse quand ils sont pas là que faire J’ai un garçon de 11 ans 26 ans et une fille de 12 ans qui est très calme et très proche de moi est très discrète et deux garçons on arrête pas de chercher de se disputer de se dire des gros mots

          1. Bonjour,
            C’est durant une crise avec ma poupinette de 4 ans que je tombe sur votre article et je me reconnais tellement dans votre vison des choses, la colère décuplée pour pas grand chose.
            Je me suis vue hurler sur ma fille parce qu elle ne voulait pas que je la coiffe. Je me suis fais peur et je n’ai plus du tout envie de recommencer.
            Du coup je me suis mise à me documenter sur l éducation bienveillante et sur la manière de gérer les crises ou éviter que cela ne déborde.
            Dans l ensemble je fais du mieux que je peux, comme vous dites nous ne sommes pas parfaites loin fd la et tant mieux on peut se remettre en question c’est déjà une bonne chose.
            Mais ces derniers jours( situation compliqué avec le papa depuis plusieurs mois) j’ai craqué encore une fois sur mq fille elle venait de déchirer un livre que je lui avait acheté, alors j’ai fait la même chose, j’ai pris son livre et déchirer devant elle plusieurs pages…. Mon dieu après coup, cela ne m’a même pas calme et en plus poupinette qui me regarde et presque elle rigole. J
            J’ai stoppé court.
            Bref tout cela pour dire qu en effet ça fait du bien de savoir que nous ne sommes pas seules et que de raconter un bout de notre quotidien et d avoir des retours ça fait du bien.
            Comment vous suivre régulièrement ?

            Merci de me faire un peu déculpabiliser.
            Bonne journée à vous.
            Élise.

          2. Bonjour et merci pour votre commentaire qui rassure et permet de voir que l’on est pas seuls.
            On retient beaucoup ce qu’on fait « mal » et pas assez ce qu’on fait bien avec nos enfants. Je fais souvent le point sur ce qui a été « bien » dans chaque journée, et j’essaie toujours de réfléchir pour savoir ce qui a causé les crises (souvent j’y arrive pendant ou juste après la crise). On n’est pas assez bienveillants avec nous même alors comment l’être avec nos enfants ?
            Je suis aussi sur instagram @blogdemere si vous voulez me suivre 😉
            Bonne journée et merci,
            Céline.

  34. Aujourd’hui encore un débordement de ma part, j’explose d’un coup, je hurle, je brusque mes petites et ça leur fait peur… cela arrive, trop souvent encore. Je travaille dessus, on avance, mais la pression du quotidien, la fatigue, il faudrait être parfaite dans le couple, le travail, tenir la maison, être bienveillante avec les 25 élèves devant moi tous les jours, tout ça me pousse à ravaler mes mauvaises humeurs, colères et tristesse et le résultat est là: je suis frustrée et cette frustration mijote jusqu’à ce que j’explose. Je culpabilise, je suis très triste et la roue infernale continue de tourner… j’ai peur de traumatiser mes filles que ce soit irréversible. Alors je souhaite du courage à toutes les mamans parce qu’on peut s’apaiser il faut trouver la raison et la.méthode. et je vous remercie de me donner cet espoir. En partageant votre vécu je me sens moins seule et c’est un peu réconfortant tout de même. J’en ai besoin de ce réconfort, c’est un soutien. Merci.

    1. Merci à vous pour ce commentaire, c’est rassurant de lire tout ça. Très bonne analyse, on se met trop la pression et forcément ça finit par exploser…

Un petit mot ? (Les commentaires sont modérés avant validation, pour éviter les spams et privilégier les commentaires des lecteurs du blog)