Bébé RGO : jamais 2 sans 3 ?

C’était une de mes plus grandes craintes concernant bébé 3 : avoir à nouveau un bébé rgo. Bingo !
Comment on l’a su, comment on l’a pris, comment on tente de soulager notre tout petit bébé qui souffre… bref la vie avec un 3e bébé rgo, c’est le sujet de cet article !

Pour rappel, nos 2 aînées ont aussi souffert de reflux gastro oesophagien, vous pouvez lire d’autres articles sur le sujet :

Le diagnostic

Posons les bases.
Voici la définition du rgo selon le site de la sécurité sociale :

Le reflux gastro-œsophagien ou RGO, est la remontée involontaire du contenu de l’estomac dans l’œsophage.

Il est important de noter que beaucoup de bébés régurgitent et que certains n’en souffrent pas physiquement. C’est d’ailleurs ce qu’on nous a répété tant de fois quand on a consulté pour chacune de nos filles.
Or, dans certains cas, les remontées se font à distance des repas et leur acidité est gênante voire douloureuse : si vous avez eu la chance de connaître les remontées acides vous voyez de quoi je parle… Ces régurgitations fréquentes vont jusqu’à irriter l’œsophage : c’est l’oesophagite, évolution pathologique du reflux qui doit être traitée rapidement car elle peut entraîner un refus de s’alimenter et une perte de poids chez bébé en plus des douleurs. C’est souvent malheureusement à ce stade qu’on diagnostique un reflux pathologique à bébé.

Pour Bébéloute je n’ai pas forcément voulu voir les premiers signes. C’est la consultante en lactation qui les a détectés. Notre pédiatre a confirmé le diagnostic par la suite ainsi que l’ostéopathe et la chiropraticienne qui ont manipulé notre bébé.

Depuis, on est revit l’enfer bien connu désormais : crises de hurlements de douleur à en avoir la voix cassée, refus de téter, faible prise de poids (à savoir qu’un bébé rgo peut aussi beaucoup réclamer à boire pour soulager la douleur et prendre du poids : c’était le cas de Liloute)… Le portage est redevenu vital et nous avons repris la course aux rendez-vous médicaux comme il y a 6 ans.

Le traitement

Et c’est compliqué de trouver un praticien à l’écoute et encore plus d’avoir un traitement… Surtout quand on est en plein mois d’Août ! Il a fallu consulter 2 médecins différents en une semaine pour être entendus et aidés. C’est finalement un pédiatre pro allaitement à l’autre bout de la ville qui nous a aidés.

Car oui, la nouveauté de ce reflux numéro 3, c’est que j’allaite Bébéloute ! Et j’ai rapidement découvert qu’on a tendance à tout mettre sur le dos du lait de maman et à proposer le biberon au moindre souci… Mais j’y reviendrai plus loin.

Côté traitement, on a d’abord appliqué les mesures hygiéno-diététiques basiques : surélever et incliner le matelas du berceau, maintenir bébé à la verticale après la tétée (et la plupart du temps en fait…), fait faire des rots pendant et juste après une tétée…
On a ensuite administré du gaviscon à bébé pour essayer de la soulager : l’effet n’est pas super probant et bébé continue de beaucoup souffrir. On dirait même que ça empire au fil des jours car elle hurle de plus en plus sur des périodes de plus en plus longues. Elle hurle au sein, refuse les tétées de fin de journée et j’ai peur pour son poids (sur lequel on me met déjà suffisamment la pression avec l’allaitement…).

Le pédiatre nous a alors prescrit un anti acide : inexium, celui donné aux aînées. Je précise que je ne suis pas fan des médicaments « forts » surtout pour les tous petits mais c’était impératif de prendre la douleur de ma fille en charge. A ce jour il est trop tôt pour dire si cela a un effet sur le rgo mais elle a recommencé à mieux s’alimenter.

Allaiter un bébé rgo

C’est une première pour moi: allaiter mon bébé et en prime un bébé rgo !
Premièrement et ça n’engage que moi, je suis convaincue que le lait maternel est bénéfique (du moins moins agressif) aux bébés souffrant de reflux : il est prouvé qu’il se digère plus vite et est plus cicatrisant qu’une préparation artificielle. C’est pourquoi j’ai souhaité poursuivre cet allaitement malgré tout.

Chaque bébé (et chaque reflux !) étant différent, je ne prétends pas détenir la solution universelle (pour preuve, mon bébé allaité est sous traitement anti acide !) et certains d’entre vous ont peut-être constaté une amélioration avec un lait maternisé anti reflux.

Il faut aussi creuser la piste allergique notamment l’allergie aux protéines de lait de vache : chez nous les 2 premières présentaient une forme retardée d’allergie aux plv de traduisant par un rgo pathologique. J’ai donc suivi (et je suis toujours) un régime d’éviction depuis ma grossesse.

Un bébé rgo allaité aura sans doute besoin de téter d’avantage et certaines positions ne lui conviendront pas : chez nous j’ai dû dire adieu à la position allongée pourtant si pratique la nuit… De même les tétées sont souvent agitées et je dois systématiquement allaiter debout en marchant sur celles du soir… C’est certes épuisant mais je sais que je peux soulager bébé à la demande, sans attendre 3 heures entre chaque biberon comme c’était le cas pour les grandes.

Bref, voilà où nous en sommes aujourd’hui. J’espère évidemment que ce sera bientôt derrière nous mais je sais par expérience que ça peut être très long, fait de périodes de hauts et de bas. Mais je sais aussi que si Bébéloute suit le chemin de ses soeurs, ça ira mieux un jour !

4 commentaires

  1. Quelle galère le RGO ! Ma fille de 3 ans en a souffert toute sa première année (c’est d’ailleurs ainsi que j’ai atterri sur ce blog ! ) et l’arrêt de l’allaitement pour un lait artificiel AR à 4 mois n’a pas vraiment changé la donne… Bon courage !!!

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